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Bpifrance fait le bilan de son fonds destiné à aider les start-up en phase d'amorçage

Levée de fonds Pari réussi pour le Fonds National d'Amorçage (FNA) ? Lancé par Bpifrance en 2011 ce fonds a pour objectif de participer au renforcement de l'écosystème des start-up en France en favorisant l'émergence d'une nouvelle génération de fonds d'amorçage. Le FNA a déboursé 1,1 milliard d'euros dans différents fonds qui totalisent une taille agrégée d'1,7 milliard de dollars.
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Bpifrance fait le bilan de son fonds destiné à aider les start-up en phase d'amorçage
Bpifrance fait le bilan de son fonds destiné à aider les start-up en phase d'amorçage © Romain V/Unsplash

10 ans après avoir lancé son Fonds National d'Amorçage (FNA), Bpifrance en fait un bilan plutôt positif puisque les investisseurs institutionnels misent désormais davantage dans les start-up en phase d'amorçage. Le FNA a été lancé afin de renforcer l'écosystème français des start-up via l'émergence d'une nouvelle génération de fonds d'amorçage. Concrètement, le FNA participe à des fonds qui se concentrent sur les financements en phase d'amorçage (lorsque les start-up débutent) aux côtés d'investisseurs institutionnels.

755 millions d'euros investissement
Au total il a déboursé 1,1 milliard d'euros dans une quarantaine de fonds (dont près de 755 millions d'euros ont déjà été souscrits) qui totalisent une taille agrégée d'1,7 milliard d'euros. Bpifrance se félicite que près de 55% des montants levés ont donc été mobilisés auprès d'investisseurs tiers, alors que l'objectif initial était fixé à 35-40%. Cette dynamique de participation des investisseurs institutionnels lors de levées de fonds en amorçage s'est intensifiée au cours des dernières années.

"Le FNA a largement dépassé ses objectifs en termes d’effet de levier et d’accompagnement de start-up deep tech sur l’ensemble du territoire, se félicite Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, dans un communiqué. Près de 600 start-up, dont 60% sont des deep tech, ont bénéficié de l'argent de ces différents fonds dont Mirakl, Shift Technology, Jellysmack, Alan, Exotec, Ynsect, DNA Script, et d'autres encore. L'ensemble de ces jeunes pousses ont généré plus d'1,3 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2020 et comptent près de 12 000 employés.

Un écosystème qui se structure
Ce fonds a vu le jour dans le but de favoriser l'émergence de jeunes pousses. Aujourd'hui l'écosystème de la French Tech compte un nombre important de start-up et nombreux sont les entrepreneurs qui se lancent dans l'aventure. Les fonds ont une meilleure compréhension de l'écosystème et les start-up peuvent désormais se tourner vers un nombre conséquent de fonds lors de leurs de fonds en amorçage. L'existence du FNA va perdurer puisque le plan d'investissement d'avenir (PIA), qui abonde le FNA, prévoit de renouveler son investissement.

"L'ambition du gouvernement est de poursuivre la structuration de l'écosystème d'investissement privé et d'accompagner la croissance des entreprises à fort potentiel, abonde Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’investissement. Le FNA a démontré qu’il était un outil de financement pertinent et fiable avec des impacts réels et un retour sur investissement non négligeable pour l'Etat". Les start-up à des stades plus avancées peuvent, quant à elles, compter sur le Digital Venture et le Large Venture qui sont des fonds de Bpifrance qui investissent directement dans les jeunes pousses.

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