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Bpifrance revoit à la hausse son plan deep tech après une bonne année 2020

Bpifrance a mis en place un plan deep tech en janvier 2019 avec pour objectif d'atteindre 500 créations de start-up par an. En 2020 ce sont plus de 200 start-up deep tech qui ont été créées, soit 40% de plus qu'en 2018. Elles ont capté 20% des montants levés avec 1,1 milliard d'euros. Surtout, Bpifrance assure que cet écosystème est rentable. Conséquence de ces succès : les financements prévus vont doubler en 2021.
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Bpifrance revoit à la hausse son plan deep tech après une bonne année 2020
Bpifrance revoit à la hausse son plan deep tech après une bonne année 2020 © Unsplash/Science in HD

Les deep tech ne connaissent pas la crise. Bpifrance a lancé un plan deep tech en janvier 2019 afin de soutenir ces jeunes pousses un peu particulières qui travaillent sur des technologies de rupture et proviennent souvent du milieu de la recherche. L'objectif de ce plan est triple : doubler le nombre de start-up deep tech ; assurer leurs croissances ; développer et renforcer cet écosystème.

Malgré la pandémie de Covid-19, ce plan prend de l'avance sur les objectifs fixés et les montants investis vont augmenter. "Au fond la crise n'a pas ralenti, voire d'une certaine façon a accéléré ce plan", affirme Paul-François Fournier, directeur exécutif innovation de Bpifrance.

1 700 start-up deep tech
Bpifrance récence aujourd'hui 1 700 start-up deep tech dans l'écosystème français. Elles constituent 28% du French Tech 120 et captent 20% des montants levés avec 1,1 milliard d'euros en 2020. Cette même année ce sont plus de 200 start-up deep tech qui ont été créées soit 40% de plus qu'en 2018, l'année de référence pour Bpifrance. L'objectif étant d'atteindre la création de 500 start-up deep tech par an.

D'ailleurs, 44% des chercheurs envisagent la possibilité de créer leur start-up, mais peu passe le cap. Afin de lever les freins et favoriser la création des deep tech, Bpifrance souhaite poursuivre son "Deeptech Tour" qui consiste à faire escale sur les campus afin d'expliquer aux chercheurs les divers dispositifs d'accompagnement. Un autre levier pour favoriser la création des jeunes pousses est de leur apporter un soutien financier suffisant.

2 milliards d'euros en 2023
En 2020, 220 millions d'euros ont servi à financer près de 400 start-up (soit 30% de plus qu'en 2019), et ce financement doit doubler en 2021. "221 millions d'euros ont été mobilisés directement au capital de 68 start-up et 218 millions d'euros sont allés dans les fonds de fonds", ajoute Paul-François Fournier.

A l'origine, il était prévu d'investir 1,3 milliard d'euros à l'horizon 2023 dans ces jeunes pousses. Une ambition revue à la hausse pour passer à "2 milliards d'euros en fonds propres soit 7 milliards d'euros avec l'effet levier disponible en 2023", détaille Paul-François Fournier.

L'investissement dans ces jeunes pousses peut faire peur puisque le développement de ces technologies est souvent long et coûteux, et le retour sur investissement tardif. L'un des sujets du plan deep tech est d'ailleurs de "créer un écosystème rentable", rappelle Paul-François Fournier. Il précise d'ailleurs que "le multiple à date est de 1,3 pour le Fond National d'Amorçage (FNA)" qui est géré par Bpifrance. Une façon d'inciter les fonds d'investissement à investir dans ces jeunes pousses.

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