Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Braincube s'allie à SAS pour injecter plus d'intelligence artificielle dans sa plateforme dédiée à l'IoT industriel

Braincube, qui a mis au point une plateforme d'IoT industriel permettant de collecter des données en usine et mettre au point des applications pour éviter les défauts de production ou améliorer la productivité, noue un partenariat avec l'américain SAS. L'objectif : injecter de l'intelligence artificielle dans sa plateforme et permettre aux industriels de développer des applications à la carte grâce aux données collectées sur la plateforme de Braincube et les outils et technologies d'intelligence artificielle proposés par SAS.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Braincube s'allie à SAS pour injecter plus d'intelligence artificielle dans sa plateforme dédiée à l'IoT industriel
Braincube s'allie à SAS pour injecter plus d'intelligence artificielle dans sa plateforme dédiée à l'IoT industriel © OBS

Braincube, qui est à l'origine d'une plateforme IoT de collecte des données dans le monde industriel et de mise en place d'applications génériques, noue un partenariat avec le géant américain SAS. L'objectif : injecter plus de technologies d'intelligence artificielle dans sa plateforme et permettre à ses utilisateurs de développer des applications à carte.

Si Braincube avait déjà commencé à utiliser des technologies d'intelligence artificielle en embarquant certains algorithmes dans ses applications génériques, "SAS apporte la boite à outils pour fabriquer de nouvelles applications grâce à ces technologies", résume Laurent Laporte, cofondateur et PDG de Braincube.

Création d'applications à la carte
"Le monde industriel produit des données de qualité en permanence", clame Laurent Laporte. C'est pourquoi, le Français a mis au point sa plateforme d'IoT industriel qui permet de "récupérer les données et les mettre à disposition une fois qu'elles sont raffinées pour déployer des usages à forte valeur ajoutée". Une fois les données collectées, le Français propose deux types d'usage aux industriels : un usage générique permettant de visualiser la donnée ou de créer des tableaux de bord, des rapports et des analyses de problèmes ; la création d'applications plus spécifiques et l'utilisation de technologies d'intelligence artificielle plus poussées grâce au partenariat avec SAS qui apporte un univers virtualisé permettant aux clients d'exécuter algorithmes de machine learning et de computer vision.

Le but est d'aller au-delà des outils de prédictions et de recommandations. Par exemple, si un industriel a besoin de caractériser un défaut sur des pneus d'avion qui viennent de se poser il peut collecter de nombreuses photos et informations via la plateforme de Braincube puis utiliser les algorithmes d'intelligence artificielle proposés par SAS. Une fois que ces logiciels se seront suffisamment entraînés, ils pourront dire quels sont les pneus en bon état et ceux qui sont défaillants et le client pourra comparer leurs conditions d'utilisation pour définir de quelle façon ils s'abîment le plus rapidement.

Au niveau des "applications génériques", Braincube permet de répondre à plusieurs cas d'usage. Par exemple, quand un produit est fabriqué en grande série, des crises de qualité surviennent et une petite proportion des produits ne correspond pas aux spécifications requises (les dimensions ne sont pas bonnes, une bactérie est présente dans des aliments, etc.). Les données générées par la production, collectées et analysée sur la plateforme de Braincube, permettent généralement d'identifier une action à réaliser pour éviter l'occurrence de ce défaut. La plateforme peut également être utilisée dans l'industrie lourde pour régler au mieux l'ensemble des critères de production afin de diminuer les coûts énergétiques et environnementaux, améliorer le rendement, etc.

Une levée de fonds en préparation ?
Braincube, qui a été fondée en décembre 2007, travaille avec plus d'une centaine d'entreprises et assure avoir implanté sa plateforme dans plus de 300 usines et plusieurs milliers de ligne de production. Braincube est présent en Europe, et tout particulièrement en France, mais également aux Etats-Unis, au Brésil et dans quelques usines asiatiques détenues par des sociétés américaines ou européennes. "Pendant 10 ans, Braincube a grandi avec un rythme de 30% de croissance en autofinancement", assure Laurent Laporte qui explique avoir bénéficié du fait que le marché de l'industrie 4.0 a commencé à se structurer entre 2014 et 2018. Une première levée de fonds de 12 millions d'euros a été réalisée en 2018 pour préparer Braincube à l'hyper-croissance.

Mais beaucoup d'industriels doivent encore installer réseau et capteurs, et l'industrie 4.0 peut leur paraître assez lointaine. C'est pourquoi jusqu'à présent Braincube s'adresse majoritairement aux grands comptes qui sont prêts à débourser des sommes conséquentes pour tester une solution dans une usine avant de la déployer à plus grande échelle si elle fonctionne. Aujourd'hui, Braincube réfléchit à moduler son offre et nouer des partenariats de distribution pour viser les PME et ETI avec une solution simplifiée. Ces industriels ont souvent de plus petits budgets mais sont prêts à collecter des données et mettre en place de premières applications. Pour séduire ce marché, Braincube a notamment lancé une "Edge Factory Box" en partenariat avec Siemens qui permet de connecter les machines, collecter les données et accéder au magasin d'applications de Braincube.

Fort d'un effectif de 150 personnes, Braincube envisage aujourd'hui de doubler son nombre de salariés. Le Français "prépare une plus grosse levée de fonds" qui devrait être annoncée "dans les prochains mois", glisse Laurent Laporte. L'objectif : financer l'expansion. Avec cet apport financier, l'idée est d'accélérer les ventes selon le modèle actuel, multiplier les partenariats comme celui avec SAS et disposer de ressources suffisantes pour réfléchir à des fusions-acquisitions afin de s'implanter sur de nouveaux marchés ou proposer de nouvelles technologies. "On ne veut pas partir de zéro sur des marchés où on n'est pas présent", ajoute le PDG qui pourrait notamment chercher à démarcher des industriels asiatiques.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.