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Brexit : Google n'accordera plus la protection du RGPD à ses utilisateurs britanniques

Vu ailleurs Suite au Brexit, Google prévoit de placer les comptes de ses utilisateurs britanniques sous juridiction américaine. Actuellement hébergées en Irlande, où se trouve son siège social européen, ces données sont sous la protection du RGPD. Ce changement aura des conséquences importantes pour les citoyens britanniques car les Etats-Unis n'ont pas une législation aussi protectrice.    
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Brexit : Google n'accordera plus la protection du RGPD à ses utilisateurs britanniques
Brexit : Google n'accordera plus la protection du RGPD à ses utilisateurs britanniques © Unsplash/ Christian Wiediger

Suite au Brexit, Google prévoit de rapatrier les comptes de ses utilisateurs britanniques aux Etats-Unis, et donc de les placer sous juridiction américain, d'après un article de Reuters publié le 19 février 2020. Ces données sont actuellement hébergées en Irlande, où se trouve le siège social de Google dans l'Union européenne, et sont donc sous la protection du Règlement général sur la protection des données (RGPD).

 

Les usagers des services de Google résidant au Royaume-Uni devront accepter de nouvelles conditions d'utilisation. Mais ni les modalités ni la date du transfert ne sont encore connus. 

 

Coincé entre deux législations

Google justifie cette décision en expliquant ne pas vouloir être pris entre deux législations. En effet, après la période transitoire d'un an, le Royaume-Uni ne sera plus soumis aux obligations du RGPD. Mais que se passe-t-il après ? Le Premier ministre britannique Boris Johnson a exprimé, à plusieurs reprises, sa volonté de "développer des politiques distinctes et indépendantes" dans un certain nombre de domaines, dont la protection des données fait partie.

 

Si la gestion des données du Royaume-Uni change trop, notamment en ce qui concerne des accords de partage avec les Etats-Unis, elle pourrait se retrouver en conflit avec le RGPD, situation que Google veut à tout prix éviter. "J'aurai été surprise que Google ne le fasse pas, ainsi que la plupart des grandes entreprises technologiques. Personne ne veut se retrouver coincé entre deux gouvernements", a tweeté Lea Kissner, ancienne responsable de la vie privée chez Google.

 

Pas de RGPD américain

Google se veut rassurant. "Rien à propos de nos services ou de notre approche de la vie privée ne changera, y compris la façon dont nous collectons ou traitons les données et comment nous répondons aux demandes des autorités s’agissant des informations des utilisateurs", a réagi la firme de Mountain View dans un courrier adressé à l’agence de presse. Pourtant, la protection des données aux Etats-Unis et dans l'espace européen n'ont rien à voir. Les Etats-Unis n'ont pas adopté un équivalent du RGPD au niveau fédéral. Seule la Californie s'est engagée dans ce sens avec le "California Consumer Privacy Act" entré en vigueur le 1er janvier 2020.

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

2 commentaires

joachim
24/02/2020 15h52 - joachim

"Mais ni les modalités ni la date du transfert ne sont encore connus". et bien si justement. Google a notifie ses utilisateurs "Ces modifications prendront effet le 31 mars 2020". Nouvelle version de nos conditions d'utilisation prevues pour le 31 mars 2020. A priori la date de transfert devrait suivre dans la foulee.

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URBAN-GALINDO
24/02/2020 09h41 - URBAN-GALINDO

Je me pose toujours la question de la réalité des "garanties" du respect par Google du RGPD pour nous, citoyens français. La complexité des textes, les renvois vers d'autres pages, sont, pour le commun des mortels comme moi, quasiment impossibles à suivre. Quand, de plus, vous êtes conscient que le simple usage d'un des services Google vaut acceptation de nombreuses conditions d'usage (désolé je ne sais dire lesquelles) l'incertitude règne. Ainsi un simple visionnage Youtube, ou une utilisation du moteur de recherche (Qwant que j'utilise préférentiellement n'offre pas, à ma connaissance l'équivalent des fonctions de la recherche avancée) vaut acceptation de je ne sais quelles conditions (valables devant un tribunal californien ?) !!! Si vous voulez savoir quelles seront les modifications au 31 mars bonne chance pour les trouver, en avoir une petite idée, à cette page : https://policies.google.com/u/1/terms/changes? Quant aux Anglais, ils vont servir de tête de pont aux ambitions affichées de Google pour mettre la main sur leur système de santé, tellement défaillant qu'ils vont l'accepter, aveuglément, miroir aux alouettes. A surveiller de près, le nôtre, tellement maltraité, pourrait bien être aussi une cible stratégique (vision qui semble ne pas être le fort de beaucoup de nos dirigeants en matière de numérique) et l'objet d'attaques, certains en rêvent ...

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