Bridage des iPhones : Apple va verser 113 millions de dollars pour éteindre une procédure aux Etats-Unis

Accusé d'avoir sciemment menti aux utilisateurs d'iPhones à propos du bridage de leurs processeurs, Apple va verser 113 millions de dollars à un groupe d'Etats américains. Une sanction purement symbolique en parallèle de laquelle l'entreprise s'engage à délivrer des "informations véridiques" sur la gestion de l'alimentation, les mises à jour des logiciels et les réglages, d'après les termes de l'accord.

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Bridage des iPhones : Apple va verser 113 millions de dollars pour éteindre une procédure aux Etats-Unis

Apple a accepté de payer la somme de 113 millions de dollars pour mettre fin au litige qui l'opposait à un groupe de 33 Etats et à la ville de Washington (district de Columbia), révèle Reuters le 18 novembre. Les plaignants accusaient la firme de Cupertino de pratiques commerciales trompeuses.

Un bridage controversé
Après avoir procédé à une mise à jour logicielle courant 2017, les consommateurs avaient remarqué un ralentissement notable de leur iPhones 6, 7 et SE. Après avoir démenti dans un premier temps, Apple avait finalement admis procéder au "bridage" des processeurs sur ses anciens modèles, le justifiant par une volonté de prolonger la durée de vie des batteries. Or il n'en avait jamais informé les utilisateurs.

L'accord qui vient être conclu comprend 5 millions de dollars pour l'Arizona, 24,6 millions de dollars pour la Californie, où Apple a son siège, et 7,6 millions de dollars pour le Texas. Ces deux derniers États abritent le nombre le plus important de consommateurs touchés par les pratiques d'Apple. Mark Brnovich, le procureur général de l'Arizona, a précisé que la sanction pécuniaire dans son État contribuerait à financer davantage d'enquêtes sur les grandes entreprises technologiques.

délivrer des "informations véridiques"
Apple s'engage également sur les trois prochaines années à délivrer des "informations véridiques" sur la gestion de l'alimentation, les mise à jour logicielles et les réglages des iPhones, selon les termes de l'accord. Ce nouveau règlement s'ajoute à un précédent litige opposant l'entreprise américaine à l'Arizona, l'Indiana et l'Arkansas pour les mêmes motifs. Elle avait accepté de payer la somme de 500 millions de dollars aux propriétaires d'iPhone touchés, mettant fin à deux ans de bataille judiciaire.

En France, c'est la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) qui a sanctionné Apple d'une amende de 25 millions d'euros, en février dernier, pour avoir omis d'informer ses clients sur le risque de ralentissement des iPhones suite à une mise à jour iOS courant 2017. L'association Halte à l'obsolescence programmée (HOP), à l'origine de la plainte, s'était réservée le droit d'exiger une indemnisation pour les "15 000 personnes confrontées à cette problématique".

Dans le viseur de l'Union européenne
La firme de Cupertino est également dans le viseur de la Commission européenne, qui a ouvert deux enquêtes antitrust en juin 2020. La première vise à déterminer si les règles imposées par l'entreprise pour la distribution d'applications sur l'App Store violent les règles de concurrence européenne. La seconde porte sur la solution de paiement mobile Apple Pay.

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