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Broadpeak s’introduit sur Euronext valorisé à 80 millions d'euros

Levée de fonds Acteur majeur sur le marché des logiciels pour le streaming vidéo, la société rennaise s’introduit sur Euronext, se donnant ainsi les moyens de ses ambitions : tripler son chiffre d'affaires d'ici 2026 en prenant le pas sur la concurrence.
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Broadpeak s’introduit sur Euronext valorisé à 80 millions d'euros
Broadpeak s’introduit sur Euronext valorisé à 80 millions d'euros © Euronext

Début mai 2022, Broadpeak avait annoncé son intention d’entrer en Bourse sur le marché Euronext Growth. Les dirigeants de la société rennaise, spécialisée dans les solutions logicielles dédiées au streaming vidéo, ont sonné la cloche ce lundi 13 juin, marquant le début de sa cotation.

"Nous allons y lever 20 millions d'euros via l’émission d’actions nouvelles, avec une capitalisation à 80 millions d'euros", se réjouit Jacques Le Mancq, PDG et co-fondateur de Broadpeak en 2010 avec quatre autres associés tous issus de Technicolor.

Le montant de l’opération pourra être porté à 23 millions d'euros, avec l’option de surallocation qui court jusqu’au 8 juillet prochain. "Ce qui nous plait avec la Bourse, c’est la notoriété mais surtout la transparence que ce mode de financement nous apporte vis-à-vis de nos clients, nos partenaires et nos parties prenantes. Et cette lisibilité va de pair aussi avec notre démarche RSE", explique Jacques Le Mancq. En 2019, Broadpeak avait déjà levé 10 millions d'euros auprès d’Eutelsat, société spécialisée dans la transmission par satellite.
 

Creuser l’écart

Déjà bien ancré sur un marché sur streaming pleine effervescence, Broadpeak se donne ainsi les moyens "de creuser l’écart par rapport à la concurrence, et notamment sur le volet “logiciel“ où nous allons mobiliser 6 millions d'euros", explique Jacques Le Mancq. Aujourd’hui, Broadpeak déploie ses solutions auprès des fournisseurs de contenus et opérateurs TV, télécoms et plateformes de diffusion. A fin 2021, la société fait état de 125 clients comme Orange, Bouygues Telecom, HBO, Telecom Italia, Mola TV, Disney +, Deutsche Telekom

Une plateforme cloud

Mais, Broadpeak veut aujourd’hui toucher aussi les nouveaux acteurs de ce marché, comme les nouveaux médias du monde de l’entreprise, du sport ou du divertissement. Pour ce faire, la société a lancé, en janvier 2022, une plateforme Saas. "La vidéo est en train de manger le monde. Aujourd’hui, tout est vidéo, tout le monde en produit. Les technologies de diffusion doivent être accessibles à tous. Ce sont donc nos mêmes modules “logiciels“ de vide-processing, que nous rendons disponible par cette plateforme."

5 à 6 millions d'euros ont déjà été investis pour lancer Broadpeak.io avec de premiers modules. 6 millions d'euros seront encore mobilisés pour l’enrichir. 8 millions d'euros seront également investis sur les volets commerciaux et marketing. "Nos démarches passent notamment par une présence sur des salons mais aussi des partenariats avec des plateformes cloud comme Google, AWS ou Azur."

100 millions d'euros de Chiffre d'affaires en 2026

Sur son exercice 2021, Broadpeak a réalisé un chiffre d’affaires de 33,1 millions d'euros, avec une marge d’ebitda de 9 %. Forte de cette stratégie, la société vise les 100  millions d'euros à horizon 2026, avec une marge d’ebidta à 20 % portée par la plateforme SaaS, apportant également une récurrence des revenus.

"Au vu des développements en cours, nous dépasserons les 41 millions d'euros de chiffres d’affaires sur 2022. Nous sommes déjà à 7,7 millions d'euros sur le 1er trimestre avec une croissance de l’ordre de 40 %." L’effectif de 241 salariés devrait atteindre les 400 d’ici 2026.

A l’international

Aujourd’hui, Broadpeak réalise déjà 90 % de son chiffre d’affaires à l’international, dans50 pays dont 21 avec une présence directe. 38 % de l’activité se fait aux Etats-Unis. "L’objectif est de renforcer notre présence sur certaines zones aux USA, au Canada, en Amérique Latine ou en Asie du Nord. En Europe, nous allons cibler le Royaume-Uni et les pays nordiques."

Un fort ancrage rennais

Pour autant, la société n’en oublie pas Rennes où sont basés, sur 2 500 m2, 150 salariés des 241 salariés. "Nous y avons le siège, le centre de R&D et y pilotons une grande partie des opérations pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique." En septembre 2023, elle déménagera sur le pôle audiovisuel Movies à Cesson-Sévigné. Ce site de 6 300 m2, avec une réserve foncière, lui permet d’ores et déjà de préparer son avenir.

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