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Bruxelles n'exclut pas Huawei mais veut renforcer la sécurité des réseaux 5G

La Commission européenne dévoile sa feuille de route pour renforcer la sécurité des réseaux 5G. A aucun moment Huawei n'est cité dans ce document détaillant le plan d'action de Bruxelles qui n'exclut donc pas le géant des télécoms chinois mais attend que les Etats membres réalisent des évaluations avant d'établir des recommandations au niveau de l'Union.

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Bruxelles n'exclut pas Huawei mais veut renforcer la sécurité des réseaux 5G
La Commission européenne dévoile sa feuille de route pour renforcer la sécurité des réseaux 5G. © Flickr CC - Sébastien Bertrand

La Commission européenne a émis ses recommandations mardi 26 mars 2019 afin de garantir un haut niveau de cybersécurité des réseaux 5G. Si Huawei n'est pas cité dans le document européen, cet avis survient alors que les Etats-Unis ne cessent de militer pour l'exclure du marché global de la 5G sous le prétexte, démentis de nombreuses fois par Huawei, que l'entreprise chinoise faciliterait les opérations d'espionnage du gouvernement chinois avec ses équipements. Bruxelles, de son côté, ne ferme pas la porte à Huawei mais établit une feuille de route afin de renforcer la sécurité du réseau 5G et semble demander des garanties auprès des équipementiers et des fournisseurs.

 

Bruxelles affirme que le but est d'avoir une approche commune au niveau de l'Union européenne. Mais la Commission européenne prend toutefois le soin de préciser que "les États membres de l'UE ont le droit d'exclure des entreprises de leur marché pour des raisons de sécurité nationale si celles-ci ne respectent pas les normes et le cadre juridique du pays." Un avertissement pour le géant chinois des télécoms qui redouble d'efforts pour convaincre les gouvernements et opérateurs européens de sa bonne foi.

 

Des évaluations nationales d'ici fin juin 2019

Dans un premier temps, la Commission européenne demande aux Etats membres de réaliser une "évaluation nationale des risques liées aux infrastructures du réseau 5G fin juin 2019 au plus tard". Risques techniques et risques liés au comportement des fournisseurs et des opérateurs, y compris ceux provenant de pays tiers, doivent être pris en compte pour cette évaluation.

 

A l'issue de cette évaluation, les Etats pourront actualiser leurs exigences en matière de sécurité applicable aux fournisseurs de réseaux et introduire de nouvelles conditions pour l'octroi de droits d'utilisation de radiofréquences en 5G. Fournisseurs et opérateurs pourront donc se voir imposer des obligations renforcées.

 

Des recommandations de l'Union en octobre 2019

Dans un second temps, Bruxelles souhaite recouper ces évaluations auprès de la Commission et l'Agence européenne pour la cybersécurité (ENISA). La copie sera rendue le 1er octobre 2019, au plus tard. Le but est d'établir des recommandations au niveau de l'Union européenne dont pourront se saisir les Etats. Il pourra s'agir "d'exigences en matière de certification, d'essais, de contrôles", liste la Commission qui précise que des produits ou des fournisseurs "considérés comme étant potentiellement non sécurisés" pourront être listés. Un enjeu de taille pour l'Union européenne, quand on sait que le réseau 5G, qui va considérablement se développer dans les années à venir, devrait générer quelque 225 milliards d'euros de recettes dans le monde en 2025.
 

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