Bttn, Flic, Droplet, Hiku : ils veulent mettre des boutons connectés partout !

Les start-up développant des boutons connectés, prétextes à un service (ou pas), se multiplient. Petit tour d'horizon.

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Dans la "guerre des boutons" qui s'annonce, deux start-up venues du froid tirent, pour l'instant, leur épingle du jeu. D'autres proposent des services plus ou moins ambitieux autour de leurs objets connectés avec lequel interagir par simple pression du doigt.

Buttn : mono-fonction mais personnalisable par les entreprises

L'interface la plus simple du monde : c'est ce qu'annonce avoir inventé la société finlandaise Bttn, basée à Helsinki. Son bouton poussoir, semblable à un buzzer de jeu télévisé, est prisé des entreprises, qui peuvent l'utiliser pour bâtir des services sur-mesure. "3 500 sont actuellement déployés, mais nous voulons en vendre 10 fois plus", confie le directeur des ventes Riku Ruhanen, qui discute avec des acteurs de l'hôtellerie, de la restauration et du commerce, notamment aux Etats-Unis. Il a déjà été adopté par la centrale de réservation Les Taxis Bleus en France et par la chaine de cinémas scandinave Finnkino.

Buttn est entièrement configurable, grâce à une API : l'activation du bouton peut déclencher tout type d'interaction : envoi de tweet, de SMS, d'action spécifique, par Wi-Fi, connexion mobile GSM et, depuis peu, via le réseau Sigfox dédié à l'internet des objets. L'objet peut être acheté à l'unité (avec une version "grand public, pour la maison ou les makers) ou via l'abonnement à un service.

Flic : versatile pour les adeptes du do-it-yourself

Rien à voir avec la police (quoique) : Flic, d'origine suédoise, est un bouton versatile plutôt orienté grand public que professionnel et beaucoup moins imposant que son principal concurrent Buttn. Ce qui lui permet de se glisser dans une multitude d'environnements.

Une fois sorti de la boite, il suffit de cliquer dessus une première fois, de sélectionner la fonction de son choix sur l'application mobile associée et de l'installer où l'on souhaite (grâce à une sorte de ventouse). Flic couvre un grand nombre d'usages des boutons connectés mono-fonction du marché, et pourrait presque tous les remplacer : déclenchement d'appareil photo ou de musique, contrôle de lampes ou d'objets de la smart home, partage de localisation, commande une pizza, lanceur d'alerte… Il permet même de faire sonner son portable pour prétexter un appel afin de s'éclipser lors d'un rendez-vous galant qui tourne mal !

Le concept, malin et bien "marketé", a séduit près de 13 000 internautes sur la plate-forme de financement Indiegogo, récolant plus de 900 000 dollars. Les boutons Flic sont disponibles en pré-commande sur le site de la start-up au prix de 39 dollars l'unité (149 dollars les 6).

Droplet : le pense-bête tout bête

Plus basique, tu meurs : le bouton connecté Droplet n'a qu'un seul but : vous aider à vous souvenir d'une tache à effectuer. Par exemple : prendre sa pilule, sortir la poubelle, nourrir le poisson rouge. Le bouton, de petite taille, est doté d'une diode clignotante, à presser lorsque l'action est effectuée. Ce pense bête tout bête, porté par une start-up américaine, est disponible en pré-commande. Il rappelle d'autres objets connectés du même type, comme le bouton français "Pill'Up", à fixer sur une boîte de médicaments. Et même des dispositifs connectés qui ne sont pas des "boutons" à proprement parler (car non cliquables) : les "motion cookies du système Mother de SenSe.

Hiku : l'assistant shopping

Non loin du Dash d'Amazon, une télécommande connectée permettant de "scanner" les objets qu'on veut commander de chez soi, l'enseigne de grande distribution (spécialiste du "drive" alimentaire) Chronodrive a adopté le "bouton augmenté" conçu par la start-up américain Hiku, rebaptisé "Izy".

Ce magnet à poser sur la porte du frigo permet d'enregistrer une liste de course grâce à la reconnaissance vocale ou à scanner les étiquettes des produits que l'on veut commander. Les produits sont alors automatiquement ajoutés à la liste de course du client sur le site Chronodrive. L'objet est vendu par l'enseigne au prix de 29,90 euros et ne nécessite pas d'abonnement mensuel.

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