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Bull promet des supercalculateurs 1000 fois plus puissants

Le constructeur annonce les briques de base de ce qui sera, dès 2015, l’architecture de ses supercalculateurs conçus pour atteindre une puissance de 1000 petaflops en 2020 : l’exaflops.
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Bull promet des supercalculateurs 1000 fois plus puissants
Bull promet des supercalculateurs 1000 fois plus puissants © DR

Objectif exaflops : 10^18, soit un milliard de milliards d’opérations par seconde. Les constructeurs de supercalculateurs y travaillent pour 2020, et Bull a dévoilé aujourd’hui son programme pour y arriver, ce qui suppose de multiplier par 1000 la puissance des machines les plus puissantes actuelles. 

Bull s’est fixé deux étapes. "Dès 2015-2016, nous livrerons des machines 30 fois plus puissantes que les machines de 2010 : 30 petaflops. La puissance sera à nouveau multipliée par 30 en 2020, pour atteindre l’exaflops", indique Philippe Vannier, le directeur général de Bull.

Plus de puissance pour réduire la consommation électrique

Dès 2015 seront livrés les premiers serveurs de la nouvelle gamme Sequana, base des futurs calculateurs exaflops. La brique de base de Sequana est une cellule de 3 racks, 2 pour les unités centrales (CPU), un pour l’interconnexion. A eux seuls, les deux racks de CPU fourniront 1 petaflops, soit l’équivalent d’une machine complète actuelle comme le Tera 100 installé par Bull au CEA/DAM pour la simulation des armes nucléaires.

L’architecture Sequana comprend une nouvelle technologie d’interconnexion à 100 gigabits/s, baptisée BXI, pour permettre des traitements parallélisés à grande vitesse. Le principe de BXI est de libérer les processeurs des tâches de communication. L’augmentation de puissance s’accompagne d’une réduction de la consommation électrique. L’objectif est d’atteindre l’exaflops avec une consommation d’énergie de 20 MW, alors que les machines petaflops actuelles fonctionnent avec 5 MW. 

Serveur bullx S6000 : les premiers exemplaires en 2015

Le logiciel est un autre défi, aussi important que celui du matériel. "Les machines de 2010 comportent environ 100 000 cœurs. En 2020 il y en aura 100 millions. Il faut être capable de gérer la distribution des tâches, pour que les applications puissent exploiter la puissance de la machine", précise Philippe Vannier. Bull a déjà mis en place un centre spécialisé en programmation parallèle, pour aider les utilisateurs (pétrole, génomique, météo, défense…) à adapter leurs logiciels d’applications.

Bull annonce par ailleurs qu’il livrera en 2015 les premiers exemplaires d’un nouveau serveur bullx S6000, comportant une très grande capacité de mémoire vive, destiné au Big Data.

Thierry Lucas

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