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Bureau Veritas numérise l'inspection de sites industriels... et pense déjà drones et réalité augmentée

Développée en partenariat avec Microsoft, la nouvelle application dédiée aux missions d'inspection et d'audit de Bureau Veritas est en cours de déploiement en France. D'après le DSI de l'entreprise, elle permet de gagner en rapidité et d'apporter la possibilité pour un client de suivre une mission en temps réel. Pour ses prochains projets, l'entreprise pense déjà recourir à des outils de reconnaissance vocale, à des lunettes de réalités augmentée ou encore à des robots et des drones.
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Bureau Veritas numérise l'inspection de sites industriels... et pense déjà drones et réalité augmentée
Bureau Veritas numérise l'inspection de sites industriels... et pense déjà drones et réalité augmentée © Capture d'écran YouTube

Bureau Veritas fait de la transformation numérique une priorité : au total, 20 000 tablettes capables de faire tourner la nouvelle application maison sous Windows 8 sont en cours de déploiement en France, mais aussi au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en Afrique. "On parle ici d'un enjeu parmi les plus stratégiques pour notre groupe", indique le DSI de Bureau Veritas, Laurent Serano. Cette société française, présente dans 145 pays dans le monde, compte 65 000 employés pour un chiffre d'affaires annuel d'environ 4 milliards d'euros. Elle réalise des missions d'audit et d'inspection de produits, d'équipements et de sites entiers pour plus de 400 000 entreprises clientes travaillant dans de nombreux secteurs industriels.

Développement sur Windows 8 avant sa sortie

"Nous avons entamé notre réflexion début 2012 sur les outils disponibles pour augmenter notre valeur ajoutée", explique Laurent Serano. Le choix de Microsoft s'est fait naturellement, le système d'exploitation et les solutions bureautiques de l'américain étant déjà largement utilisés au sein de l'entreprise. Les équipes techniques de Bureau Veritas ont pu recevoir les outils de développement quelques mois avant le lancement de Windows 8, afin de pouvoir développer la nouvelle application métier le plus rapidement possible. Une fois une première version terminée, l'application a été mise à disposition d'inspecteurs basés au Royaume-Uni pour connaître leur ressenti sur ce nouvel outil de travail.

Interaction avec les points de contrôle et temps réél

"Les premiers retours du déploiement pilote mené au Royaume-Uni ont été très positifs. Tellement que les équipes sur place ont réalisé de leur propres initiatives un clip de présentation [à retrouver en bas de l'article, ndlr] de notre solution, ce qui est plutôt gratifiant !", souligne Laurent Serano. Parmi les principaux avantages du passage du rapport papier à la tablette, le DSI de Bureau Veritas évoque notamment la possibilité de pouvoir prendre des photos des éventuels défauts constatés et celle d'intéragir avec des machines à contrôler. "Grâce à des puces RFID et un lecteur intégré à la tablette, les contrôleurs peuvent accéder à l'historique des vérifications effectuées ou à des données techniques spécifiques par exemple", souligne-t-il.

Autre atout de l'application : le client peut suivre en temps réél la rédaction du rapport, que l'inspecteur transmet à chaque étape de sa mission."S'il est confronté à un problème technique spécifique, notre agent peut aussi être mis en relation immédiate avec un expert, ajoute Laurent Serano, c'est une situation courante lorsqu'un client souhaite par exemple s'assurer de la qualité optimale d'un équipement industriel très complexe avant d'en prendre livraison". Sur ce type d'opération, Bureau Veritas a gagné en efficacité en remplacant par un simple coup de fil, l'envoi d'un expert technique sur place, ce qui retardait le verdict attendu par le client.

Réalité augmentée et reconnaissance vocale, les prochaines étapes

Si la solution est toujours en cours de déploiement - 1500 tablettes ont déjà été distribuées aux salariés de Bureau Veritas en France - Laurent Serano pense déjà aux prochaines étapes afin d'aller "encore plus loin dans la dématérialisation de l'acte d'inspection. C'est un chantier ouvert et nous explorons de nombreuses pistes, des lunettes de réalité augmentée pour permettre aux inspecteurs de signaler des problèmes plus simplement, à la reconnaissance vocale pour qu'ils n'aient plus à taper leurs rapports mais juste à les dicter", résume-t-il. Dans l'avenir, la présence de l'inspecteur en chair et en os sur le site à contrôler ne sera d'ailleurs plus forcément requise : le recours à des robots ou à des drones est déjà une réalité pour le contrôle de sites sensibles comme les centrales nucléaires.

Julien Bonnet

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