Buster.ai lève 2 millions d'euros pour automatiser le fact-checking

La start-up parisienne commercialise une solution basée sur le deep learning pour analyser de grandes quantités de données et déterminer celles qui s'écartent des sources officielles.

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Buster.ai lève 2 millions d'euros pour automatiser le fact-checking

Buster.ai a le sens du timing. La start-up parisienne, qui développe une solution logicielle de lutte contre la désinformation basée sur des méthodes de deep learning, annonce ce mercredi une levée de fonds de 2 millions d'euros au lendemain de la remise au président de la République du rapport de Gérald Bronner sur la désinformation en ligne. Il s'agit d'un tour de table d'amorçage, effectué auprès de OneRagtime, Takara Capital, et de business angels.

Un "antivirus contre les fake news"
Buster.ai a été fondée en 2019 par Julien Marlas et Aurélien Cluzeau, deux data scientists. Sa solution logicielle "as a service" a pour but d'aider les médias, les modérateurs des réseaux sociaux, les plateformes de diffusion de contenus ou encore le secteur de la finance à accélérer la vérification d'informations en la comparant aux connaissances existantes. Elle utilise une approche sémantique de traitement automatique du langage en 17 langues, et peut traiter du texte aussi bien que des images et des vidéos. L'outil est testé depuis 2019 par TF1 et l'AFP, rapporte Le Figaro.

La start-up compte actuellement une quinzaine de collaborateurs, et sa levée de fonds va lui permettre de recruter afin d’accélérer sa R&D ainsi que sa commercialisation.

Intensifier la pression sur les réseaux sociaux
En pleine campagnes présidentielle et vaccinatoire, la désinformation est devenue une cause nationale. Les 120 pages du rapport Bronner, qui propose 30 recommandations pour lutter contre les fake news, va jusqu'à préconiser aux réseaux sociaux de permettre à leurs utilisateurs de désactiver leurs algorithmes de recommandation éditoriale pour pouvoir échapper aux contenus puissamment viraux mais porteurs de fausses informations.

Emmanuel Macron a annoncé une série de nouveaux chantiers pour lutter contre ce phénomène, portant notamment sur l'intensification de la recherche, qui pourra profiter de l’ouverture des données des plateformes grâce aux avancées du Digital Services Act au niveau européen ; des actions portant sur le financement des diffuseurs de fausses informations ; et "l’intensification de la pression sur les plateformes", ce qui ne mange pas de pain mais a peu de chances d'aboutir.

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