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C12 Quantum Electronics lève 10 millions de dollars pour développer son ordinateur quantique made in France

Levée de fonds La french tech s'illustre un peu plus dans l’informatique quantique. La start-up C12 Quantum Electronics a annoncé un tour de table de 10 millions de dollars. Un financement qui lui permettre d'élargir son équipe et d'accélérer sa recherche sur les processeurs quantiques et l'utilisation des nanotubes de carbone pour concevoir un qubit.
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C12 Quantum Electronics lève 10 millions de dollars pour développer son ordinateur quantique made in France
Matthieu Desjardins connecte la puce au cryostat an vue d'une campagne de tests. © HUBERT RAGUET

C12 Quantum Electronics, start-up qui planche sur les accélérateurs et les processeurs quantiques, a annoncé mardi 8 juin 2021 sa première levée de fonds de 10 millions de dollars. Ce tour de table a été mené auprès du fonds 360 Capital, de Bpifrance via son fonds Digital Venture, d’Airbus Ventures, de BNP Paribas Développement ainsi que de business angels tel qu'Octave Klaba (OVHcloud).

La start-up française a été fondée en janvier 2020 par Matthieu et Pierre Desjardins, Takis Kontos qui est directeur de recherche au CNRS, Matthieu Delbecq et Jérémie Viennot. C12 Quantum Electronics ambitionne de mettre au point une offre d'accélérateurs quantiques qui puissent s'intégrer dans des supercalculateurs classiques et de concevoir des processeurs spécifiques pour des usages précis.

Utilisation d'un nanotube de carbone
"L'industrie quantique cherche encore le 'qubit idéal' et il existe un large consensus dans la communauté scientifique sur le fait que des percées au niveau du matériau sont nécessaires pour construire un ordinateur quantique semi-conducteur", expliquent Matthieu et Pierre Desjardins, cofondateurs de C12 Quantum Electronics, dans un communiqué. C'est pourquoi, C12 Quantum Electronics a décidé de se tourner vers le nanotube de carbone, un matériau extrêmement pur qui doit permettre de réduire toutes les perturbations et les erreurs.

La start-up explique concevoir un qubit à partir d'un "nanotube de carbone ultra-pur suspendu au-dessus d’une puce de silicium contenant les électrodes de contrôle et le bus de communication quantique". Ces nanotubes sont uniquement composés d'atomes de carbone d'isotope 12. "Les nanotubes de carbone seront au développement du calcul quantique ce que le silicium a été pour le calcul classique, car seuls des progrès continus au niveau des matériaux permettront l’émergence de cette nouvelle industrie", veulent croire les cofondateurs.

Une production française
Grâce à cette levée de fonds, C12 Quantum Electronics veut étoffer son équipe de développeurs et d'ingénieurs. Mais également mettre en place une chaîne de production pilote comprenant notamment un four de croissance de nanotubes de carbone, des dispositifs de nano-assemblage ou encore un équipement de mesures quantiques. À terme, la jeune pousse souhaite produire l’ensemble de ses puces quantiques sur le territoire français et permettre des innovations au niveau des transports, de la logistique ou même de la santé.

La french tech s'illustre de plus en plus dans l’informatique quantique. Pasqal, une autre pépite française, a levé 25 millions d'euros et a été sélectionnée pour équiper dès 2023 le supercalculateur du CEA Joliot-Curie et celui du centre de recherche allemand de Jülich.

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

1 commentaire

NEUVILLE
06/04/2022 20h10 - NEUVILLE

Le futur des nano-technologies, passe par les matériaux plus avancés du carbone qui disposent des propriétés opto-électroniques supérieures sélectives les plus élevées connues. Il n'y a pas que les nanotubes qui peuvent être utilisés, mais d'autres matériaux plus avancés du carbone, qui en particulier peuvent disposer de propriétés optiques et opto-électroniques des plus intéressantes . D'une part les graphènes dopés, plus conducteurs, et d'autre part les ta-C dopés plus diélectriques, et qui peuvent réaliser beaucoup de fonctions analogues au diamant dopé, mais avec des épaisseurs nano beaucoup plus fines que les matériaux diamant ne sauraient en général pas assurer.. Toutefois la maitrise et la reproductibilité de leurs propriétés supérieures n'est pas toujours bien assurée, et l'origine de ces problèmes souvent encore restée incomprise et peu constituer un énorme handicap pour le développement de systèmes nanotechnologiques plus complexes, comme cela a été bien montré avec une analyse plus détaillée du problème dans la revue MDPI Micromachines. Vol.10 N°8 (2019)539. Il fait alors tenir compte du fait que ces matériaux plus avancés du carbone peuvent faire l'objet de changement de phase sous l'action de divers effets, la transformation des matériaux plus adamantins en matériaux plus graphéniques avec un effet purement thermique,, et l'inverse la transformation des matériaux graphéniques en matériaux adamantins H6 cannelé avec gros risque de destruction des nanotubes. De ce fait on peut s'attendre à ce que l'industrialisation des processeurs quantiques ne puisse vraiment se faire sans une meilleures maîtrise bien comprise de ces phénomènes. et de noter que leur étude est restée encore peu avancée dans les milieux des organismes scientifiques officiels en Europe.

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