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Caen, Rouen et Le Havre ensemble à l’assaut du label French Tech

Les trois grandes agglomérations normandes ont présenté mercredi soir au Mémorial de Caen (Calvados), devant 350 personnes, leur candidature au label French Tech.
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Caen, Rouen et Le Havre ensemble à l’assaut du label French Tech
Caen, Rouen et Le Havre ensemble à l’assaut du label French Tech © Communauté d'agglomération Caen

Au diable les clochers et les divergences politiques entre Caen, Rouen et Le Havre. Voici la Normandy French Tech Caen-Rouen-Le Havre symbolisée par un logo en forme de drakkar pour rappeler Guillaume Le Conquérant, duc de Normandie. C’est le message d’une Normandie numérique unie que sont venus délivrer mercredi soir 11 mars, au Mémorial de Caen, Joël Bruneau, président (UMP) de la communauté d’agglomération de Caen (Calvados, Basse-Normandie), Frédéric Sanchez, président (PS) de la métropole de Rouen (Seine-Maritime, Haute-Normandie) et Edouard Philippe, président (UMP) de la communauté d’agglomération du Havre (Seine-Maritime, Haute-Normandie).

Les trois grandes agglomérations normandes avaient adressé la semaine dernière à Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat en charge du numérique, leur dossier de candidature commun au label French Tech. La réponse est attendue pour juin 2015.

350 personnes

Devant un parterre de 350 personnes réunies dans un amphi du Mémorial, les patrons des trois territoires ont, tour à tour, cherché à montrer que cette démarche normande s’inscrivait dans l’ADN de la French Tech, la logique réseau.

Joël Bruneau a d’abord rappelé qu’en "additionnant leurs forces", Caen, Rouen et Le Havre augmentaient leurs chances de décrocher le label. L’écosystème numérique normand, ce sont 1 235 entreprises, 10 700 emplois, 49 millions d’euros levés par les entreprises du secteur en cumulé depuis quatre ans, 156 événements et animations en 2014, et une très grosse délégation - 20 % de la délégation nationale - au dernier Consumer Electronic Show de Las Vegas. Mais que l’on ne s’y trompe pas, a ajouté Fréderic Sanchez : "Cette candidature normande n’est pas une addition de trois dossiers de candidatures. Le label French Tech est une méthode que nous avons envie de généraliser à d’autres sujets, dont la promotion et la prospection à l’international de toute l’économie normande."

De son côté, Edouard Philippe a mis l’accent sur une double révolution en marche : une révolution technologique et une révolution de méthode au service de trois grands champs d’innovation : les villes (smart cities), les ports et la logistique (Smart ports & logistics) et les industries (smart industries).

Témoignages d'industriels

Trois chefs d’entreprise jouant le rôle de grands témoins, un Caennais, un Rouennais et un Havrais, avaient été invités pour incarner le "nouveau modèle territorial de développement".

Arnaud Muller, installé sur Seine Innopolis à Petit-Quevilly près de Rouen, avec sa start-up Creative Data (analyse predictive) a mis les points sur les i pour ceux qui n’avaient pas tout compris : "Pour nous, entrepreneurs, c’est important de sentir que nos partenaires de jeu sont unis. La Normandie, c’est la Normandie, ce n’est pas trois Normandie." Pour l’industrie, l’enjeu, a-t-il expliqué, est de mettre en place, avec notamment les objets connectés et l’analyse prédictive, de nouveaux business models, de réduire les coûts, d’augmenter la compétitivité et la visibilité.

Pascal Ollivier, directeur du développement de la société Soget au Havre (informatique portuaire), a expliqué que la démarche French Tech allait nécessairement renforcer le lien entre grands groupes et PME. Interrogé par usinenouvelle.com sur la spécificité d’un axe de travail smart industries en Normandie, il a mis en avant la diversité industrielle du territoire : "Nous avons en Normandie un territoire qui couvre tous les secteurs industriels entre l’énergie, la filière aéronautique et l’agro-industrie."

Nicolas Guy, le président de Soyhuce à Caen (solutions numériques pour les villes), applaudit de son côté à cette démarche normande qui va ouvrir les champs d’expérimentation de sa start-up au-delà de l’agglomération caennaise et de son "living lab" : "Elle va nous permettre de présenter une offre plus riche du fait des nouveaux partenaires de l’écosystème numérique normand. Notre vitrine, ce sont maintenant trois grandes collectivités."

Claire Garnier

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