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Cambridge Analytica : Facebook visé par un deuxième recours collectif au Royaume-Uni

Vu ailleurs Facebook est poursuivi dans le cadre d'un recours collectif pour avoir "perdu le contrôle" des données d'environ un million d'utilisateurs en Angleterre et au Pays de Galles. Les requérants exigent le versement d'une compensation pour la mauvaise gestion de leurs données dans le cadre de l'affaire Cambridge Analytica.
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Cambridge Analytica : Facebook visé par un deuxième recours collectif au Royaume-Uni
Cambridge Analytica : Facebook visé par un deuxième recours collectif au Royaume-Uni © Thought Catalog/Unsplash

Facebook fait face à un deuxième recours collectif devant la Haute Cour de Londres accusé de ne pas avoir suffisamment protégé les données personnelles de ses utilisateurs britanniques dans le cadre de l'affaire Cambridge Analytica, révèle Reuters. Le réseau social est accusé d'avoir laissé cette société spécialisée dans la communication stratégique utiliser les données des internautes pour influencer le vote des électeurs en faveur de Donald Trump en 2016.

Class action de type "opt-out"
C'est Peter Jukes, fondateur et rédacteur en chef du Byline Times, qui est à l'origine de cette procédure reposant sur le modèle "opt-out', c'est-à-dire que tous les consommateurs font parties du groupe sauf ceux qui ne le souhaitent pas. Le journaliste, représenté par le cabinet d'avocats Hausfeld, estime que les données d'environ un million d'utilisateurs en Angleterre et au Pays de Galles ont été illégalement partagées et donc insuffisamment protégées.

Facebook a déclaré à la BBC qu'il n'y avait "aucune preuve" que les données d'utilisateurs européens aient été véritablement transférées à Cambridge Analytica. Peu importe, répond le requérant. La question n'est pas de "savoir où les données allaient" mais plutôt que Facebook "ne s'en souciait pas", explique Peter Jukes. Ce qui justifie, d'après lui, le versement de dommages-intérêts.

Une amende d'un demi million en 2018
En octobre 2018, l'Information Commissioner's Office (ICO) – l'équivalent de la Cnil au Royaume-Uni – a condamné le réseau social à une demande de 565 000 d'euros pour avoir violé la loi britannique sur la protection des données. "Facebook n'a pas su protéger suffisamment les données de ses utilisateurs avant, pendant et après la récupération des données. Une entreprise de cette taille et avec ce niveau d'expertise aurait dû mieux faire", écrivait à cette époque le commissaire Elizabeth Denham, à la tête de l'ICO.

A la suite de cette première procédure, un recours collectif a été déposé par le groupe "Facebook You Owe Us" représenté par le cabinet Milberg London. L'objectif était de "d'ouvrir la voie pour que les consommateurs britanniques obtiennent réparation et compensation pour l'utilisation abusive  et persistante de leurs données personnelles par les plus grandes entreprises du monde", écrivait l'association de consommateurs. L'affaire n'est toujours pas tranchée.

En raison des similitudes entre les deux class actions, la Haute Cour pourra décider de fusionner ces contentieux au sein d'une unique procédure.

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