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Capgemini lance une solution de gestion des actifs industriels

Energie, pétrochimie, transports… De nombreux secteurs devront progressivement se conformer à la norme ISO 55000 incitant à mieux gérer le cycle de vie des installations. Pour les y aider, Capgemini lance la première plate-forme répondant aux exigences de la norme.
mis à jour le 10 juillet 2014 à 09H24
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Capgemini lance une solution de gestion des actifs industriels
Capgemini lance une solution de gestion des actifs industriels © DR

La norme ISO 55000 relative à la gestion des actifs industriels (ou asset management) a été publiée en janvier 2014. Elle incite les grands acteurs de l’énergie, de la pétrochimie, des infrastructures et des transports à s’intéresser davantage au cycle de vie de leurs installations, depuis la conception jusqu’au démantèlement en passant par la construction et la maintenance. 

"Les industriels de ces secteurs savent que la norme est là, qu’il faudra s’y conformer et qu’on leur demandera une gestion globale de leurs installations sur les cinquante prochaines années", lance Jean-Pierre Petit, directeur général adjoint de la division Application Services de CapGemini France.

D-iALM : une plate-forme logicielle dédiée

Après plusieurs projets d’asset management menés au Canada, en Chine et en France (refonte du système d’information de la maintenance du parc nucléaire, notamment), Capgemini lance une plate-forme logicielle spécialement conçue pour la gestion d’installations industrielles lourdes. La première en son genre. D-iALM (Digital-industrial asset lifecycle management) s’adresse à tous les industriels soumis à des impératifs de disponibilité, de retour sur investissement, de prolongement de la durée de vie. Sont visées les centrales nucléaires, parcs d’éoliennes, plates-formes off-shore, réseaux de transport ou de distribution d’énergie, etc. Fruit de trois années de développement, la solution concentre toutes les données relatives aux équipements dans un système unique. "Il s’agit pour les industriels d’avoir des informations en permanence à jour, et faciles à partager", poursuit Jean-Pierre Petit.

Des données à jour

Pour chaque projet, CapGemini se chargera d’interfacer la plate-forme avec tous les systèmes métiers (CAO, GMAO, etc.), et aussi avec des applications avancées tels que les outils de maintenance prédictive ou de formation par réalité virtuelle. La plate-forme peut être installée dès le début d’un projet ou sur une installation existante (un mode Saas, hébergé sur des serveurs de Capgemini, est d’ailleurs proposé pour simplifier les tests de déploiement). "Nous venons de le vendre à EDF NNB en Angleterre qui déploie un pilote pour l’une des deux nouvelles centrales au Royaume-Uni, et nous avons aussi de nombreux contacts dans les secteurs des transports et de l’Oil & Gas, en France et à l’étranger", assure Jean-Pierre Petit.

"Le coût juste"

Les gains sont attendus dès la construction des installations, où le nombre d’allers retours entre les sociétés chargés du chantier et les bureaux d’études sera réduit. Pendant la vie de l’installation, chaque modification sera tracée, afin d’éviter qu’un technicien se rende sur site pour une intervention de maintenance et trouve des équipements totalement différents de ce qui figure sur les plans.

"Si l’on connaît à tout moment l’état réel d’un équipement, on peut agir en conséquence, commander les bonnes pièces de rechange, et former à l’avance les techniciens sur des installations réalistes, commente Jean-Pierre Petit. Au final c’est du gain de temps, de disponibilité et de sécurité : on intervient 'au coût juste', et on maîtrise ses délais car les échanges sont plus rapides et tout le monde a les bonnes données pour prendre les décisions."

Pour développer D-iALM, Capgemini s’est associé à Aveva, éditeur d’un outil d’ingénierie spécialement conçu pour la pétrochimie, qui propose des outils d’aide à la conception, à la documentation, à la visualisation (création de modèles 2D et 3D). Le cabinet de conseil y a ajouté les fonctions de gestion du cycle de vie des installations en définissant des objets métiers (demande de modification, rapport d’inspection, etc.) qui seront alimentés avec les données issues des logiciels métiers.

Frédéric Parisot

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