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Capgemini met le turbo dans le cloud

La première ESN française prend le virage du cloud en lançant son portail de services en ligne SkySight. Pour aller vite, elle a choisi de s’appuyer au démarrage sur un partenariat avec Microsoft. Mais sa plateforme a vocation à intégrer les services d’autres fournisseurs cloud.
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Capgemini met le turbo dans le cloud
Capgemini met le turbo dans le cloud © DogFromSPACE - Flickr - C.C.

Le marché français du cloud compte un nouvel acteur et pas des moindres : Capgemini, première société de services du numérique (ESN) française et l’une des cinq plus grandes dans le monde. Avec sa filiale Sogeti, elle lance son offensive dans le domaine en annonçant officiellement, le 20 juin 2013, sa plateforme de services cloud " SkySight ". Pour aller vite, elle a choisi de s’appuyer au démarrage sur Microsoft comme partenaire stratégique.

Le groupe dirigé par Paul Hermelin était jusqu’ici présent dans le cloud indirectement à travers des activités d’intégration et d’agrégation de services cloud (par exemple Google Apps de Google, EC2 d’Amazon, Office 365 de Microsoft, etc.) à la demande de clients dans le cadre de cloud privés. C’est pour cela que Capgemini avaient des partenariats avec Amazon, Google, Microsoft ou encore VMWare.

Trois modèles de cloud

"Avec SkySight, nous passons à une offre sur étagère, explique Christophe Delsaux, vice-président en charge du cloud au niveau du groupe. Le client choisit et paramètre en ligne les services cloud qu’il souhaite utiliser. " L’offre est en effet accessible via le portail internet "SkySight Enterprise Applications Store". Cette plateforme s’appuie sur les technologies de Microsoft (Windows Server 2012, système d’exploitation réseau, System Center 2012, logiciel de gestion d’infrastructure informatique, Hyper-V, logiciel de virtualisation, Windows Azure, plateforme cloud de Microsoft) avec une couche d’orchestration développée par Capgemini. Elle offre des services d’infrastructure (Iaas), de développement logiciel (Paas) et des applications à la demande (Saas). Les clients ont le choix entre trois modèles de cloud : privé, public ou hybride.

Pour le cloud privé, le client choisit la localisation des données et l’hébergement des serveurs dans ses propres datacenters ou dans ceux de Capgemini. Pour le cloud public, il a accès aux services de partenaires, Microsoft aujourd’hui mais demain aussi Amazon, Google et autres fournisseurs de services cloud. " SkySight est une appliance d’orchestration de services cloud, un boîtier placé chez le client ou un de nos datacenters, explique Christophe Delsaux. Bien qu’il soit optimisé pour les technologies de Microsoft, il peut orchestrer des services cloud de n’importe quel fournisseur, même ceux bâtis sur les technologies VMWare. "

L’offre sera lancée en septembre 2013 en France, aux Pays-Bas, au Royaume-Unis et aux Etats-Unis. Mais pour ce dernier pays, seul le volet cloud public sera proposé en s’appuyant sur les offres de Microsoft, Amazon et autre Google. Elle comprendra des services de stockage, de traitement, de test logiciel et des applications de Microsoft dont le module de travail collaboratif Sharepoint, le système de communications unifiées Lync et la messagerie Outlook. L’offre devrait s’enrichir à la fin de l’année par des services de gestion de la relation client (Microsoft, Salesforce…), de gestion (SAP) et de communications IP (Capgemini). Pour les clients souhaitant une localisation des données sur le territoire français, Capgemini s’appuiera sur les datacenters en France (quatre) de sa filiale Prosodie.

En développement depuis un an, SkySight représente un investissement conjoint de 100 millions de dollars pour Capgemini et Microsoft. Selon Gartner, le marché du cloud devrait atteindre 100 milliards de dollars dans le monde en 2015. Capgemini ne dévoile pas ses objectifs financiers sur ce marché. Mais le cloud représente l’un des moteurs de croissance (aux côtés du Big Data, de la mobilité, etc.) sur lesquels le groupe compte réaliser 40% de son chiffre d’affaires en 2015.

Ridha Loukil

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