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Capgemini prend le contrôle d'Altran pour se positionner sur le marché de la numérisation de l'industrie

Capgemini détient désormais 53,75% du capital d'Altran. Avec cette opération, il espère se positionner sur le marché de la numérisation de l'industrie... mais le géant français de l'informatique doit encore attendre la décision de la cour d'appel de Paris sur la plainte de l'Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam) sur la validité du visa AMF.
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Capgemini prend le contrôle d'Altran pour se positionner sur le marché de la numérisation de l'industrie
Capgemini prend le contrôle d'Altran pour se positionner sur le marché de la numérisation de l'industrie © Altran

Capgemini a réussi son offre publique d'achat (OPA) sur le groupe d'ingénierie et de conseils en technologie Altran, d'après les résultats de l'Autorité des marchés financiers le 27 janvier 2020. A l'issue du règlement-livraison, qui interviendra le 4 février 2020, le groupe français de services informatiques détiendra 137 674 545 actions d'Altran, représentant 53,75% du capital et au moins 53,41% des droits de vote.

 

"Ensemble, Capgemini et Altran pourront offrir une combinaison unique d'expertises et devenir un leader mondial de 'l'Intelligent Industry'", se sont félicités Paul Hermelin, président-directeur général de Capgemini et Aiman Ezzat, prochain directeur général du groupe.

 

La cour d'appel doit encore trancher

Malgré cette bonne nouvelle, le chemin sera long. Le groupe attend la décision de la cour d'appel de Paris, qui statuera d'ici à mars 2020 sur la plainte de l'Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam) sur la validité du visa AMF. Si ce dernier est validé par la juridiction, le géant français de l'informatique deviendra pleinement actionnaire majoritaire d'Altran. Capgemini a affirmé qu'il s'abstiendra pendant 18 mois de tenter de prendre le contrôle total d'Altran.

 

Deux issues sont donc possibles. Si la cour d'appel valide le visa AMF, Capgemini s'est engagé à relancer son offre d'achat à 14,5 euros pour capter les actionnaires indécis. Et si la juridiction française rejette la procédure, le groupe a promis de restituer les titres d'Altran à tous les actionnaires qui le souhaitent et de déposer une nouvelle offre, retardant alors la prise de contrôle effective.

 

Se positionner sur les marchés de la numérisation de l'industrie

Capgemini avait annoncé en juin 2019 son intention de prendre le contrôle d'Altran pour se positionner sur les futurs marchés de la numérisation de l'industrie. "Il y a deux mondes technologiques qui sont en train de se fertiliser l'un l'autre: le monde qui était le nôtre, celui des technologies de l'information – intelligence artificielle, analyse de données, cloud, cybersécurité, 5G, objets connectés, calcul  et le monde qui était plus celui d'Altran, les technologies opérationnelles, l'ingénierie du monde logiciel et des progiciels, l'ingénierie des produits et systèmes, l'ingénierie manufacturière", avait déclaré Paul Hermelin lors d'une conférence de presse au lendemain de l'annonce.

 

A l'inverse, selon Dominique Cerutti, Altran trouve chez le mastodonte français une dimension purement informatique qui lui manquait jusqu'ici. Prenant l'exemple de l'automobile, il expliquait alors qu'Altran "contrôle tout ce qui se passe dans l'auto elle-même", mais que les véhicules autonomes posent de nouveaux challenges sur "la gestion des données, qui va être gigantesque".

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