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Capgemini veut rivaliser avec les ingénieristes indiens

En renforçant sa présence en Inde, le groupe français de services numériques Capgemini se donne les moyens de booster ses capacités d‘ingénierie face à ses concurrents indiens, qui dominent aujourd’hui le marché. Son objectif est de doubler cette activité dans 3 ans.
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Capgemini veut rivaliser avec les ingénieristes indiens
Capgemini veut rivaliser avec les ingénieristes indiens © J. Franganillo - C.C.

Après le cloud computing, Capgemini allume un autre moteur de croissance : l’ingénierie. En partenariat avec sa filiale Sogeti, le premier groupe français de services numériques lance, au niveau mondial, son offre dans ce domaine sous le sigle GES (Global Engineering Services). Objectif : proposer aux grands groupes industriels des prestations, à l’échelle internationale, de conception mécanique et simulation, de développement et test de systèmes embarqués, de gestion du cycle de vie des produits (PLM) et de documentation technique.

Capgemini n’est pas un nouveau venu dans l’ingénierie. Il est actif dans le secteur depuis plus de 20 ans, selon les pays, directement ou via Sogeti High Tech, une entité du groupe spécialisée dans ce type de prestations. Aujourd’hui, cette activité compte environ 5 000 personnes, dont 2 800 en France.

Avec l’offre GES, le groupe dirigé par Paul Hermelin, veut exploiter sa présence internationale pour traiter des gros projets d’ingénierie impliquant plusieurs entités du client dans plusieurs pays. "Pour piloter de tels projets, nous mobiliserons des équipes dans tous les pays concernés, alors que jusqu’à maintenant les projets étaient menés à l’échelle d’un seul pays", explique Dominique Laffond, directrice générale de Sogeti High Tech et responsable de l’offre GES pour le compte du groupe.

La bataille sur le terrain des prix

Le contexte est favorable à l’externalisation de la R&D et de l’ingénierie. Selon le cabinet Researchmoz, le marché devrait croitre en moyenne de près de 26% par an sur la période 2012-2016. Une dynamique qui s’explique essentiellement par la recherche de réduction des coûts chez les donneurs d’ordre. C’est sur le terrain des prix que Capgemini devra se battre avec des géants mondiaux. Car contrairement à ce qu’on pourrait penser, il se positionne, non pas face à des ingénieristes français comme Alten, Altran ou Assystem, mais face aux poids lourds indiens comme HCL Technologies, Infosys, TCS ou Wipro, qui, selon Researchmoz, dominent largement le marché mondial.

Pour rester compétitif, le groupe français compte sur sa forte présence en Inde (800 personnes aujourd’hui dans l’ingénierie) pour l’essentiel des tâches de réalisation, ses équipes dans les autres pays jouant le rôle de coordination des projets et d’interface avec les clients. Il prévoit d’ailleurs de doubler cet effectif. "Nous faisons ce choix, non seulement pour des raisons de coûts, mais aussi parce que l’Inde offre un grand réservoir de compétences de haut niveau", modèle Dominique Laffont.

Capgemini démarre son offre GES dans huit pays (Allemagne, Espagne, États-Unis, France, Inde, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède) en ciblant tout particulièrement les grandes entreprises dans les domaines de l‘aéronautique, du ferroviaire, de l‘automobile et de l‘énergie. Dominique Laffont reste discrète sur les objectifs chiffrés. Mais elle ambitionne de doubler la taille de cette activité dans 3 ans.

Ridha Loukil

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