CardioRenal veut révolutionner la télésurveillance des patients atteints d'insuffisance rénale

L'entreprise CardioRenal a développé un appareil connecté de mesure du taux de potassium dans le sang pour les patients atteints d'insuffisance cardiaque sévère chronique. Elle vient de lever 3,3 millions d'euros pour accélérer la commercialisation de sa technologie. Elle est prévue pour 2023.

 

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CardioRenal veut révolutionner la télésurveillance des patients atteints d'insuffisance rénale

La start-up strasbourgeoise CardioRenal, spécialisée dans le suivi des personnes atteintes d'insuffisance rénale, boucle sa première levée de de fonds de 3,3 millions d'euros. Le tour de table a été mené par des business angels et des actionnaires historiques de la société.

Une commercialisation en 2023
Grâce à ce financement, la jeune pousse souhaite poursuivre son plan clinique et réglementaire en prévision du marquage CE de son dispositif connecté prévu en 2023. La commercialisation est prévue en Europe et aux Etats-Unis. Un essai clinique s'est terminé en octobre 2021. Ses résultats seront présentés au congrès European Renal Association, qui se tient à Paris en mai prochain.

CardioRenal a développé une technologie de télémédecine, baptisée Tenor, dédiée aux personnes atteintes d'insuffisance rénale chronique sévère. Souvent liée au diabète et à l'hypertension artérielle, cette maladie est irréversible et d'apparition lente. Les reins cessent progressivement de fonctionner et les déchets du métabolisme s'accumulent dans le corps.

Pour ces patients, le taux de potassium dans le sang est fréquemment perturbé, ce qui les expose à de possibles complications cardiaques. Les événements cardiovasculaires associés représentent ainsi jusqu'à 30% des décès chez les personnes atteintes d'insuffisance rénale chronique.

L'appareil collecte les données et les transfère
L'appareil Tenor, pas plus gros qu'un smartphone, permet aux personnes de mesurer leur taux de potassium sanguin depuis leur domicile grâce à une goutte de sang capillaire. Les résultats sont directement transférés vers un site internet que le médecin du patient peut consulter. Il peut ainsi optimiser la prise en charge de son patient en ajustant son traitement. La procédure dure cinq minutes.

L'entreprise estime que son dispositif connecté permettrait de répondre notamment à la problématique des déserts médicaux. La réglementation est également favorable à ce type de technologie. D'ici le 1er juillet, le remboursement de la télésurveillance médicale va être généralisé pour plusieurs pathologies. En janvier, quatre référentiels ont été publiés par la Haute autorité de santé (HAS).

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