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Cartesiam, qui a séduit STMicroelectronics, met de l'intelligence artificielle dans les objets

Cartesiam a sorti une bibliothèque d'algorithmes d'apprentissage machine adaptés à l'univers des microcontrôleurs. Un outil permettant de mettre une brique d'intelligence artificielle dans un objet et qui a séduit STMIcroelectronics qui s'est emparé de la jeune pousse en mai dernier.
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Cartesiam, qui a séduit STMicroelectronics, met de l'intelligence artificielle dans les objets
Joël Rubino, cofondateur et directeur général de Cartesiam. © Guittet Pascal

Entraîner et faire fonctionner des algorithmes directement sur des microcontrôleurs afin d’intégrer dans n’importe quel objet la détection et la classification d’anomalies, voilà ce que propose Cartesiam. Un outil qui a séduit le fabricant franco-italien de puces STMicroelectronics qui s'est s’emparé de la pépite en mai dernier.

Intégrer de l'IA dans les objets
La start-up fondée en 2016 et originaire de Toulon (Var), a sorti, en février 2020, une bibliothèque d’algorithmes d’apprentissage machine adaptés à l’univers des microcontrôleurs. Avec cet outil baptisé NanoEdge AI Studio, tout développeur peut mettre une brique d’IA dans un objet. "Notre solution fonctionne sans données ni data scientist", souligne Joël Rubino, le cofondateur et dirigeant de Cartesiam.

La technologie a aussi la particularité de s’exécuter entièrement sur le microcontrôleur. C’est là qu’ont lieu les phases d’apprentissage (pendant laquelle les modèles se construisent) et d’inférence (pendant laquelle les modèles déjà entraînés s’exécutent). Quand il crée un nouveau projet sur le logiciel, le développeur indique le comportement normal de l’objet, un exemple de comportement atypique, puis laisse le logiciel tourner pour trouver, parmi des millions de combinaisons d’algorithmes, la plus précise. Avec l’avantage que les données de l’utilisateur ne sont ni partagées avec un tiers ni envoyées dans le cloud.

L’industriel Crouzet l’utilise pour détecter une anomalie dans ses moteurs de fermeture des portes de train. Et Lacroix Electronics pour optimiser les fréquences de nettoyage des fours à refusion de ses usines.

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