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Cdiscount, Allociné et Vanity Fair épinglés pour la gestion de leurs cookies publicitaires

La bataille autour des cookies continue. L'association None Of Your Business a déposé plainte contre Cdiscount, Allociné et Vanity Fair devant la Cnil. Elle accuse ces trois sites de mettre en place des cookies publicitaires alors que les utilisateurs les ont expressément rejetés.  
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Cdiscount, Allociné et Vanity Fair épinglés pour la gestion de leurs cookies publicitaires
Cdiscount, Allociné et Vanity Fair épinglés pour la gestion de leurs cookies publicitaires © Pixabay/Hamonazaryan1

"Le droit de chaque utilisateur de recevoir une information claire concernant le dépôt de cookies sur son appareil ne saurait être bafoué", a déclaré l'association None Of Your Business (Noyb) dans un communiqué publié le 10 décembre 2016. Elle y annonce son dépôt de plainte contre Cdiscount, Allociné et Vanity Fair devant la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil). Elle accuse ces trois sites de mettre en place des cookies publicitaires alors que les utilisateurs les ont expressément rejetés.

 

Un consentement libre, éclairé et univoque

S'appuyant sur une étude de l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria), Noyb a identifié de "nombreuses violations de la législation européenne et française" en matière de protection des données personnelles. Bien que les utilisateurs se soient assurés que tous les cookies proposés étaient désactivés sur chaque site, ces trois entreprises ont signalé à des centaines de sociétés spécialisées dans le ciblage publicitaire que ceux-ci avaient accepté d’être suivis en ligne au moyen de cookies. Or le Règlement général sur la protection des données (RGPD) prévoit qu'avant l'installation de cookie, chaque utilisateur doit donner son consentement libre, éclairé et univoque.

 

Un "faux consentement"

D'après Noyb, malgré le refus immédiat de l'utilisation des cookies sur l'un des trois sites, il est déjà possible de constater que des cookies à visée publicitaire étaient installés sur "son équipement terminal". L’utilisation de l’extension "Cookies Glasses" a démontré qu’un "faux consentement" été mis à disposition de "centaines de partenaires commerciaux spécialisés dans le ciblage publicitaire". L'association estime que cette action a entraîné "l'autorisation de placement de témoins de connexion" et a constitué "les prémices d'une violation confirmée par la preuve d'installation de cookies publicitaires" de la part de Facebook et des sociétés de ciblage AppNexus et PubMatic.

 

12 mois pour s'adapter

L'adoption du RGPD en mai 2016 devait mettre un terme aux nombreuses questions concernant les cookies. Ce texte prévoit que les acteurs du numérique doivent s'assurer que l'internaute consent explicitement à ce que des cookies ou autres traceurs soient déposés dans son ordinateur ou téléphone, à des fins de publicité ciblée, lorsqu'il consulte des sites internet. Mais, pour aider ces acteurs à s'adapter à ce changement, la Cnil avait adopté une délibération le 4 juillet 2019. Elle prévoyait une période transitoire de 12 mois durant laquelle "la poursuite de la navigation comme expression du consentement sera considérée comme acceptable". Mais, pour l'instant, cette politique ne satisfait personne.

 

Les associations de défense des droits numérique accusent le gendarme de la vie privée d'être trop laxiste et les associations de publicité en ligne lui reprochent, au contraire, d'être trop dure. A la fin de la période de 12 mois, chacun sera sur un pied d'égalité obligé de respecter le RGPD dans son intégralité quel que soit son statut.

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