Cdiscount s’étend plus vite à l’international grâce au cloud public

En moins d’un an, le spécialiste français de l’e-commerce Cdiscount s’est déployé dans neuf pays émergents en s’appuyant sur le cloud public de Microsoft. Et il compte poursuivre son expansion à l’international à un rythme encore plus rapide.

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Cdiscount s’étend plus vite à l’international grâce au cloud public

Le temps, c’est de l’argent. C’est ce qui a poussé Cdiscount à passer par le cloud public pour se déployer vite à l’international. En s’appuyant sur le service Azure de Microsoft, le spécialiste français de l’e-commerce s’est installé dans neuf pays en Afrique, Amérique du Sud, Asie du Sud-Est et Europe. Le tout en moins d’un an. Et il compte poursuivre son expansion mondiale à un rythme encore plus rapide.

Cdiscount, qui compte 1300 personnes et affiche un volume d’affaires de 2,3 milliards d’euros en 2014, s’est développé jusqu’ici en France en s’appuyant sur un cloud privé avec deux datacenters en propre, l’un à Bordeaux, l’autre à Paris. Pour franchir une nouvelle étape, il a choisi d’étendre son service dans des pays émergents où son grand rival, le géant Amazon, n’est pas présent, comme la Belgique, la Colombie, l’Équateur, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la Thaïlande ou le Vietnam.

Le plus complexe d’abord : la Colombie

Le passage par un service de cloud public s’est imposé comme une nécessité. "Il nous aurait fallu plus de huit mois pour étendre notre cloud privé à un seul pays, explique Romain Broussard, directeur infrastructures et production de Cdiscount. Et il nous aurait été impossible de mener de front les neuf déploiements en projet. "

À cela s’ajoutent les contraintes techniques liées à l’éloignement des clients. "Nous aurions pu étendre notre service aux pays en question à partir de notre plate-forme en France, détaille Romain Broussard. Nous en avons la capacité. Mais ceci aurait pénalisé l’efficacité des transactions entre les clients et nos serveurs. Nous avions besoin d’un déploiement régional pour éviter les problèmes de temps de latence et de sécurité des données."

Cdiscount a retenu le service Azure de Microsoft, au détriment de ceux d’Amazon Web Services et de Google. Le premier a été écarté pour des raisons évidentes de concurrence dans l’e-commerce, le second pour des soucis de sécurité des données. Le déploiement a commencé par la Colombie. Il a pris quatre mois. " C’était le pays le plus compliqué, car il fallait adapter au préalable notre plate-forme d’e-commerce au cloud de Microsoft, témoigne le patron Infrastructures et Production . Nous avons ensuite dupliqué le système dans les autres pays, ce qui nous a pris deux à trois à semaines par pays. Nous sommes aujourd’hui à un temps de déploiement d’une semaine et nous pensons le réduire à un jour."

Un surcoût assumé

La filiale e-commerce du groupe Casino projette d’ouvrir son service dans quatre autres pays émergents cette année. Elle envisage aussi d’utiliser le cloud public comme moyen de débordement lors des pics d’activité (soldes, promotions…). Et contrairement à ce que les fournisseurs de services d’infonuage font miroiter, le cloud public ne réduit pas les coûts. "Au contraire, il nous revient plus cher dans la durée que nos propres Datacenters, confie Romain Broussard. C’est pourquoi nous travaillons à consolider nos applications internes de façon à investir moins dans notre cloud privé et compenser ainsi le surcoût du cloud public."

Ridha Loukil

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