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Cegid adopte le cloud "made in France" d'IBM

L'éditeur de logiciel Cegid mise de plus en plus sur le logiciel en mode hébergé (SaaS). À l'occasion de la présentation de ses résultats annuels, Jean-Michel Aulas, son président, a annoncé un partenariat avec IBM en présence d'Alain Bénichou, président d'IBM France.
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Cegid adopte le cloud made in France d'IBM
Cegid adopte le cloud "made in France" d'IBM © D.R. - Cegid

Cegid, qui gère actuellement son infrastructure au sein d'un datacenter qui lui est propre, va la transférer chez IBM. Présenté comme un cloud privé, ce "Nuage Cegid" estampillé "made in France" ne nécessitera pas de modification de contrat pour les clients de l'offre SaaS de Cegid. La bascule, prévue à partir du mois de juin 2012, sera transparente.

Contrairement à ce que les partenaires indiquent dans leur communication, il ne s'agit pas à proprement parler de la création d'une "offre cloud localisée et pilotée en France", puisque le service proposé actuellement par Cegid correspond à ces qualificatifs. Cela n'enlève rien à ce partenariat qui va permettre à l'éditeur de bénéficier de l'excellente infrastructure d'IBM, alors que le mode hébergé se développe rapidement.

Il a représenté 19,9 millions d'euros en 2011, en progression de 25 %. IBM sera à même de répondre sans difficulté à la poursuite de cette croissance, tout en offrant le meilleur niveau possible de sécurité, élément sur lequel Cegid insiste beaucoup.

Concernant l'éventuelle obligation pour IBM de devoir se plier au Patriot Act américain, Alain Bénichou a été catégorique : "IBM France est une société française, qui emploie des Français et dont les datacenters sont en France. Nous répondons aux lois françaises."

Une année 2012 sous de meilleurs auspices

Patrick Bertrand, directeur général de Cegid, a légèrement nuancé le propos, en précisant que le sujet avait été longuement abordé entre les deux partenaires et que tout avait été mis en œuvre pour préciser, canaliser et encadrer cette question, concluant : "Poser la question du Patriot Act est légitime, mais la question de la sécurité reste de loin la plus importante."

Côté résultats, Jean-Michel Aulas pouvait avoir le sourire. Le chiffre d'affaires de 263,8 millions d'euros est en progression de 5,7 %, dont la moitié de revenus récurrents. Le bénéfice est de 16,2 millions d'euros, contre 19,3 millions d'euros, une baisse imputable à des raisons comptables (impact négatif d'un rapprochement d'entreprises en 2011, reprise de provisions et d'une survaleur -badwill - de 3,3 millions d'euros en 2010).

Le président de Cegid préfère insister sur la progression de 7,6 % du résultat opérationnel courant à 29,1 millions d'euros et celle du cash-flow opérationnel (+28,2 % à 54,6 millions d'euros).

Sur l'ensemble de l'année écoulée, après un très bon premier semestre, le second a été plus délicat, avant une reprise en fin d'année, le mois de décembre signant un record historique.

L'année 2012 a, quant à elle, débuté sous de meilleurs auspices qu'attendu. Une reprise qui dépasserait largement le seul cas de Cegid et des autres éditeurs et sociétés de services informatiques.

"Les experts comptables qui utilisent nos produits voient passer 60 % des liasses fiscales, souligne Jean-Michel Aulas. Et les résultats sont plutôt bons, à l'exception de quelques défaillances et de problèmes de financement de la croissance dû à la difficulté d'accéder au crédit".

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