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[CES 2017] 3dvarius commercialise ses premiers violons électriques imprimés en 3D

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[UN JOUR, UNE START-UP]  L'Usine Digitale met en avant chaque jour une start-up qui s'envolera bientôt pour le CES de Las Vegas, qui se tient du 5 au 8 janvier 207. La start-up toulousaine 3dvarius exposera sur l'Eureka Park l'un de ses premiers violons électriques haut de gamme imprimés en 3D.

3dvarius commercialise ses premiers violons électriques imprimés en 3D
[CES 2017] 3dvarius commercialise ses premiers violons électriques imprimés en 3D © 3dvarius

L'idée a germé dès 2012 dans l'esprit de Laurent Bernadac, à la fois violoniste et ingénieur, diplômé de l'Insa Toulouse en génie mécanique : créer un violon électrique haut de gamme, qui offre le même confort de jeu qu'un violon classique. Un premier prototype est réalisé sur mesure par un luthier, en polycarbonate transparent. Mais ce violon est trop lourd, plus d'un kilo, quand un violon classique pèse à peine 480 grammes.

Laurent Bernadac revoit entièrement le design, épure les formes, réduit les masses, tout en améliorant la conduction des ondes acoustiques, et se tourne vers l'impression 3D. Un partenariat est engagé avec le Critt Mécanique et Composites à Toulouse (Centre régional d'innovation et de transfert de technologie). Le choix pour l’impression 3D se porte vers la stéréolithographie avec une résine époxy spéciale. "Nous avons retenu la technologie qui offre la plus grande précision d'impression et qui assure aussi une très bonne résistance au produit", précise Laurent Bernadac.

 

7 premiers violons livrés fin 2016

Le nouveau prototype est prêt. Un brevet est déposé, qui porte sur la structure interne du violon. Laurent Bernadac s'associe alors à Géraldine Puel, qui apporte ses compétences en communication, design et marketing et crée la société 3dvarius en avril 2016. Une levée de fonds de 53 000 euros via la plate-forme américaine de financement participatif Kickstarter permet de lancer la production d'une première série d'une dizaine de violons. Si le corps du violon est constitué d’une seule pièce en impression 3D, la fabrication finale nécessite encore une vingtaine de jours d'un long travail de précision, dont un traitement post-impression par polymérisation UV, puis des traitements spéciaux des surfaces destinées à être en contact avec les cordes et le corps du musicien, et enfin le montage des cordes, du chevalet et des micros. "Chaque violon est personnalisé pour répondre très spécifiquement aux attentes de jeux des violonistes", insiste Laurent Bernadac. Les 7 premiers violons seront livrés à leurs clients dans les derniers jours de l'année 2016.

 

tournée américaine

Pour 2017, l'objectif est de se faire connaître auprès des professionnels du monde entier. La start-up prévoit de multiplier les présentations un peu partout en Europe et aux USA. "La participation au CES 2017 est une formidable opportunité, car le marché américain représente à lui seul plus de 60% du marché mondial des violons. Nous allons en profiter pour organiser des rencontres dans des conservatoires de musique et des magasins spécialisés", souligne Laurent Bernadac. Dès 2017, la société devrait procéder à ses premiers recrutements. D'ici trois ans, les deux associés tablent sur un effectif de 7 salariés et sur la commercialisation d'une cinquantaine de violons par an.

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