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[CES 2017] Rium détecte la radioactivité avec un objet connecté

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[UN JOUR, UNE START-UP] Détecter la radioactivité et le radon et transmettre l'information en temps réel via une application mobile, voici le boîtier intelligent développé par la start-up Icohup basée à Limoges (Haute-Vienne).

Rium détecte la radioactivité avec un objet connecté
[CES 2017] Rium détecte la radioactivité avec un objet connecté © Rium

A 28 ans Gaël Patton, docteur en physique, formé à l'Institut Lumière Matière de Lyon I, lance la commercialisation d'un détecteur de radon, un objet très performant mais également esthétiquement réussi, présenté dans un écrin en bois et qui s'adresse tant aux industriels qu'au grand public  "L'idée est simple, nous sommes tous plus ou moins soumis à des sources de radiations, par exemple le radon en Limousin, Bretagne, Alsace et Corse à l'origine de 10 % des cancers du poumon, ce qui est donc un enjeu de santé publique, constate-t-il. A cela, il faut ajouter les sources de radioactivité contenues dans certains objets, par exemple des paratonnerres reconvertis en objets de décoration, et sans oublier les radiations naturelles ou celles liées à des déchets nucléaires ou médicaux produits par certains industriels, soient plusieurs dizaines de sources différentes".

 

Rium permet d'identifier l'origine de la source et de mesurer le rayonnement auquel nous sommes exposés. L'application disponible en téléchargement gratuit fonctionne sous Androïd, IOS, Windows Phone et à terme sur toutes les plates-formes, prévient en temps réel et propose en prime des conseils pour limiter son exposition, adopter la bonne réaction selon la source et prévenir les autorités. Une cartographie apparaît en fonction de ses déplacements car le boîtier est transportable dans une simple poche. "Pour le radon, Rium peut indiquer l'heure la mieux adaptée pour aérer son logement par exemple, précise-t-il. A moyen terme, l'objectif est de le miniaturiser sous la forme d'un stylo".  

 

80.000 € investis

La conception a démarré voilà deux ans, le prototypage intensif remonte à neuf mois, et le prototype est prêt à être industrialisé après un investissement de 80.000 €. Une campagne de financement participatif a été lancée sur IndieGogo jusqu'au 31 janvier 2017 afin de lever 40.000 €. "Cela nous permettrait de sortir une première série car Rium est en pré-vente, son coût est de 300 à 500 € selon les options, notamment la personnalisation du boîtier, la possibilité ou non de détecter les alphas et le radon entre autre", précise-t-il. Rium s'adresse aux industriels qui émettent des sources radioactives afin de protéger le personnel et l'environnement dans le cadre de la RSE (Responsabilité Sociale Environnementale).


Made in France

Icohup a choisi de produire 100% français, le boîtier est réalisé par Les Ateliers Niortais à Niort (Deux-Sèvres) et la partie électronique par le limougeaud Ikalogic. "Nous avons souhaité privilégier des partenaires proches pour un meilleur contrôle qualité et nous assurons le montage pour garder le savoir-faire technologique", confie Gaël Patton. Installé à l'incubateur AVRUL de Limoges depuis mars dernier, ce dernier a choisi de quitter Lyon pour bénéficier d'un écosystème favorable au développement du projet, tout en s'appuyant sur l'Institut Lumière Matière de Lyon.

 

L'équipe compte quatre personnes dont un développeur informatique, un ingénieur électronique et un professeur de Lyon qui apporte son expertise scientifique. Icohup sera présente au CES de Las Vegas avec le soutien de la Région et de BPI, cette dernière lui ayant attribué une bourse French Tech "Emergence" de 40.000 €. "Ce sera l'opportunité de se faire connaître, d'appréhender le marché américain et mondial car nous avons des ambitions internationales". En début d'année, une version dronisée est attendue tandis que Icohup envisage de concevoir des détecteurs d'ondes électromagnétiques, de particules fines et pesticides.

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