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[CES 2018] EHTech, un récupérateur connecté de chaleur des eaux usées de la douche

[UN JOUR, UNE START-UP] La start-up EHTech participera au CES avec Obox, un récupérateur, dorénavant connecté, de chaleur des eaux usées de la douche.

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[CES 2018] EHTech, un récupérateur connecté de chaleur des eaux usées de la douche
Hugo Durou (au centre), co-fondateur de EHTech, avec ses deux associés, Thomas Ricou et Nadège Claeys et le système Obox.

Après un démarrage un peu laborieux, la start-up toulousaine EHTech a pris un nouveau virage en début d'année 2017 grâce au Connected Camp, l'accélérateur de start-up de l'IOT Valley, à Labège (Haute-Garonne). Créée en 2009 par Hugo Durou, un jeune docteur en physique et deux ingénieurs associés, Thomas Ricou et Nadège Claeys, EHTech a mis au point un nouveau concept de récupérateur de chaleur des eaux usées de la douche. L'originalité du dispositif est basée sur le développement d'un procédé automatisé de nettoyage de l'échangeur de chaleur, qui assure une purge et un décolmatage haute-pression à contre-courant, qui fonctionne en autonomie sur 15 ans grâce à une batterie. Pas moins de sept brevets ont été déposés.

Le système Obox a fait ses preuves : "placé à la sortie d’équipements domestiques (douches, baignoires, éviers), il permet de diviser par 3 la facture énergétique liée à la consommation d'eau chaude quelque soit le système de chauffage de l'eau (gaz, électricité, fioul…)", précise Hugo Durou. Malgré cela, la commercialisation est à la peine. Après avoir tenté la vente en ligne directe pour les particuliers et avoir signé deux contrats de licence auprès de KP1 et d'Atlantic, les ventes sont à peine de quelques dizaines de modèles par an. D'où l'ambition de changer d'échelle.

Une version connectée qui cible les installations collectives

La société a donc décidé de s'attaquer au marché du collectif (immeubles d'habitation, hôtels, installations diverses publiques ou privées) avec une nouvelle version de son produit, rebaptisée Obox C (C pour collectif), redimensionnée pour ces applications collectives (le produit est beaucoup plus volumineux que le premier Obox) et dotée d'une solution connectée. "Il s'agit d'offrir à nos clients professionnels la possibilité de suivre en temps réel les relevés de consommation et de température, et de contrôler à distance les performances et le bon état général du système", souligne Hugo Durou.

Boosté par le Connected Camp, le projet est prêt pour la commercialisation. Un premier système a été mis en place à Toulouse, dans l'une des piscines municipales de la ville, pour le renouvellement de l'eau des bassins. Après un mois d'utilisation, la démonstration est faite : 240 kWh économisés chaque jour et un retour sur investissement prévu sur deux ans. Dans la foulée, la SNCF, partenaire du Connected Camp, a décidé d'équiper les douches collectives du personnel de son nouveau centre technique de Marseille. Un nouveau contrat est aussi en phase finale de négociation avec un bailleur social toulousain pour équiper des immeubles à la fois en construction neuve et en rénovation.

Cap sur le marché américain

La start-up part au CES de Las Vegas (lauréate d'un concours d'innovation dans le cadre du programme H2020, elle sera présente sur le stand de la Commission Européenne), avec les deux formats connectés de ses récupérateurs de chaleur (habitat individuel et habitat collectif) avec l'ambition de séduire le marché américain. "Plus de 90% des logements individuels américains sont adaptés à l'installation de notre système en rénovation, avec la présence d'un sous-sol ou d'un vide sanitaire accessible, ce qui est très loin d'être le cas en France", argumente Hugo Durou.


La start-up, qui a réalisé en 2016 un chiffre d'affaires de 200 000 euros avec un effectif de 4 personnes, table d'ici 3 ans sur 1 million d'euros, dont 40% pourraient être réalisés sur les Etats-Unis.

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