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[CES 2018] Foosball Society, ou le baby-foot comme outil "d’acculturation digitale"

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[UN JOUR, UNE START-UP] Sélectonné par le Village by CA, le parisien Tecbak emmènera son baby-foot connecté Foosball Society outre-Atlantique au CES 2018, après l’avoir montré au SXSW d’Austin. Objectif : convaincre que l’objet peut être un outil de cohésion d’équipe, et un appui pour la transformation digitale des entreprises.

Foosball Society, ou le baby-foot comme outil d’acculturation digitale
[CES 2018] Foosball Society, ou le baby-foot comme outil "d’acculturation digitale" © Capture écran YouTube/Foosball Society

Il est devenu le symbole de la coolitude revendiquée des start-up : le baby-foot est un totem que l’on exhibe comme gage de convivialité et de management réinventé. Cet objet iconique de la nouvelle économie a même fait son arrivée dans les espaces communs des grands groupes comme marqueur de leur transformation… Drôle de destin pour un objet né à la fin du XIXe siècle qui n’a pas vraiment changé depuis son invention.

 

Un baby foot augmenté

La start-up parisienne Tecbak, spécialisée dans les objets connectés liés au "gaming", a voulu réinventer le bon vieux "baby" grâce aux nouvelles technologies. Elle s’est associée au spécialiste français de la fabrication de baby-foot Bonzini (qui en fabrique toujours sur son site de Bagnolet) pour créer une version ultra-connectée, "afin d’associer le meilleur des deux mondes, physique et numérique", explique Jérôme Boyé, PDG de Tecbak.

 

Ce baby-foot au design futuriste, développé depuis 2015, intègre une caméra qui filme le jeu, un écran qui diffuse des statistiques et les ralentis des meilleures actions, et une batterie de capteurs infrarouges pour monitorer les parties. Comme un flipper de bar mais en version augmentée, le système répertorie les meilleurs scores, les records, les actions marquantes. Une interface complétée par une application mobile. "Le baby-foot fait appel à la mémoire, aux souvenirs : tout le monde y a joué au moins une fois, rappelle Jérôme Boyé. On veut montrer qu’il est possible d’enrichir ce type d’expérience grâce au numérique".  L’espace de jeu devient un réseau social dans le monde réel prolongé sur une plate-forme web et mobile.

 

Une expérience B2B2C

Ce baby-foot n’est pas destiné au marché grand public mais aux clients pros, magasins, bars et hôtels, grandes entreprises. Il peut remplir plusieurs fonctions : "créer une expérience partagée, en interne ou en externe ; générer du trafic sur un lieu et de la donnée ; permettre à une marque de communiquer", résume le patron de Tecbak. La finalité, c’est la génération et le traitement de données utiles.

 

Cela permet à chaque entreprise d’intégrer ce baby-foot dans sa stratégie RH ou commerciale, en interne ou à l’extérieur, selon ses besoins. Par exemple, certaines entreprises technologiques comme SAP emmènent des baby-foot chez leurs clients pour leur "montrer  des briques technologiques de la transformation digitale". "Ils peuvent expliquer de façon concrète ce que sont l’IoT, le cloud, l’intelligence artificielle… ", explique Jérôme Boyé. D’autres en font un support de leur transformation digitale interne. "Cet objet est un exemple de transformation digitale positive, de réinvention de l’expérience grâce au numérique : il peut permettre de sensibiliser à la conduite du changement. C’est un outil d’acculturation digitale", affirme le CEO.

 

percer aux états-unis

Tecbak pensait au départ louer ses baby-foot par abonnement, sur un modèle d’ "entertainement as a service". Les entreprises préfèrent opter pour un achat de l’objet assorti d’un contrat de maintenance ; l’abonnement ne concerne que l’accès à l’application de reporting de données.  La start-up veut continuer à vendre et louer ses baby-foot, et se développer hors de France : le CES va lui permettre d’approfondir ses premiers contacts commerciaux pris aux Etats-Unis, notamment lors du SXSW d’Austin en mars dernier. La société veut rapidement implanter son baby 2.0 dans une dizaine de lieux d’innovation emblématiques du pays. Pour la petite histoire, la start-up parisienne a déjà un nom taillé pour les Etats-Unis, là-bas, le baby-foot est nommé "foosball"… référence au nom allemand du "soccer" , dont la version "de table" a été importée par les Yankees dans les années 70, en pleine guerre froide.

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