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[CES 2018] Oculus officialise son partenariat avec Xiaomi pour pénétrer le marché chinois

Le patron d'Oculus est monté sur scène lors de la conférence de Qualcomm au CES 2018 pour y annoncer le choix du Snapdragon 821 pour l'Oculus Go, le nouveau casque VR tout-en-un de l'entreprise. Le Go sera fabriqué par Xiaomi, qui en commercialisera une version spéciale sur le marché chinois. Une façon pour Oculus de mettre un pied dans ce marché sur lequel il n'a officiellement pas le droit d'opérer.
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Oculus officialise son partenariat avec Xiaomi pour pénétrer le marché chinois
De gauche à droite : Hugo Barra, VP of VR chez Facebook, Cristiano Amon, President de Qualcomm, et Thomas Tang, VP chez Xiaomi. © Oculus

Oculus n'a pas de présence officielle au CES 2018, mais Hugo Barra, qui dirige le groupe VR au sein de Facebook, est monté sur scène lors de la conférence Qualcomm pour apporter quelques détails sur les caractéristiques techniques de l'Oculus Go, le casque de réalité virtuelle tout-en-un qu'il commercialisera dans les mois qui viennent.

 

L'Oculus Go utilisera un Snapdragon 821

Hugo Barra a officialisé le partenariat d'Oculus avec Xiaomi pour la fabrication du Go, une information qui avait fuité en juillet 2017. Le partenariat n'est pas surprenant outre-mesure quand on sait qu'Hugo Barra travaillait pour Xiaomi avant de rejoindre Oculus.
Les deux appareils utiliseront le même hardware, articulé autour du processeur Snapdragon 821. Le choix du 821, une puce annoncée à l'été 2016, peut surprendre alors que la concurrence (HTC, Google) s'appuie sur le Snapdragon 835, la génération suivante de Qualcomm. Et ce d'autant plus que le Snapdragon 845 a d'ores et déjà été annoncé.

 

Ce choix s'explique probablement par le choix d'un prix très agressif pour l'Oculus Go : 200 dollars aux Etats-Unis (qui devrait se convertir en 249 euros en France, taxes comprises). Ce prix va de pair avec des fonctionnalités équivalentes à celle du Gear VR, l'accessoire pour smartphones co-conçu par Oculus et Samsung. Si ses fonctionnalités sont moins avancées que celles du HTC Vive Focus (pas de tracking sur six axes), il lui permet d'être presque trois fois moins cher. L'objectif est de toucher le plus grand nombre avec un produit aux capacités basiques mais de qualité, pas de fournir les expériences les plus impressionnantes (cette ambition est incarnée par un autre projet, nom de code Santa Cruz). On peut cependant se demander quelle sera la durée de vie effective de l'appareil avant qu'il ne devienne plus ou moins obsolète.

 

 

Oculus rentre par la fenêtre sur un marché chinois duquel la porte lui est fermée

Sur le territoire chinois, Xiaomi commercialisera le "Mi VR Standalone", une réplique de l'Oculus Go qui fera usage de la technologie d'Oculus mais qui n'incluera pas sa boutique d'applications, l'Oculus Store. Les produits Facebook sont officiellement interdits en Chine, ce qui fait de ce partenariat la seule présence qu'Oculus peut y espérer. L'avantage pour les développeurs est qu'ils pourront très facilement convertir leurs applications depuis la boutique Oculus vers celle de Xiaomi et vice versa, les kits de développement étant les mêmes. Cela ouvre d'une certaine manière l'énorme marché chinois à l'écosystème Oculus.

 

Xiaomi travaille d'ores et déjà avec des développeurs occidentaux pour apporter les applications les plus populaires en Chine. Si l'inverse se produit également (des jeux chinois, par exemple ceux de Tencent, arrivant sur l'Oculus Store), cela représenterait un intérêt stratégique majeur pour l'entreprise.

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