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[CES 2018] Robomart voit l'avenir des supérettes dans le véhicule autonome

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Vidéo Vu ailleurs Présente au CES 2018, la start-up américaine Robomart dévoile un nouveau concept de véhicule autonome : une épicerie d'un nouveau genre qui vient apporter les produits directement au client. Si ce service pourrait intéresser le secteur de la distribution, il soulève tout de même quelques questions, autant d'un point de vue technique que légal.

[CES 2018] Robomart voit l'avenir des supérettes dans le véhicule autonome
[CES 2018] Robomart voit l'avenir des supérettes dans le véhicule autonome © Robomart

L’avenir des supérettes est-il sur des roulettes ? La start-up américaine Robomart imagine le futur du corner store américain dans une camionnette autonome. Enfant du mariage entre le distributeur automatique et le food truck, le robomart propose des plats cuisinés et des produits d’épicerie au pas de la porte des clients. L’entreprise présente son premier prototype ce mardi 9 janvier au CES de Las Vegas.

 

 

Un véhicule autonome de niveau 5 développé avec Nvidia

Equipé avec un système de réfrigération ou de chauffage, le robomart est un véhicule autonome de niveau 5 qui s’appuie sur l'ordinateur de bord développé par Nvidia, Nvidia Drive PX. La start-up fait d'ailleurs partie de l’incubateur de l'entreprise consacré à l’intelligence artificielle. Le robomart a été construit en partenariat avec Corbin, spécialiste du véhicule électrique et Hevo Power qui met au point des systèmes de recharge de batterie sans fil.

 

Le service est proposé en marque blanche avec un contrat de licence de 2 ans. Cette licence englobe l’utilisation du véhicule et de la plate-forme, un système qui permet notamment de gérer une flotte de véhicules autonomes ainsi que leurs stocks.

 

Du côté des consommateurs, il n’y aura qu’à appuyer sur un bouton via une application pour demander au robomart le plus proche de venir. Une fois la camionnette arrivée, le client peut faire ses courses tandis que le robot fait les comptes avec une technologie “grab and go”. Similaire au système Amazon Go testé à Seattle, ce magasin sans caisse détecterait automatiquement les produits saisis dans les rayons grâce à des capteurs. Des expériences qui se heurtent tout de même à des problèmes techniques...

 

Un contexte légal hostile pour les robots livreurs

“Le coût [d’un robomart] est sensiblement moins élevé que pour l’installation d’un nouveau magasin”, promet%%ARTICLELIE:634803%% Ali Ahmed, fondateur de l’entreprise, au site américain Techcrunch. S’il assure que son produit pourrait séduire des collectifs de magasins locaux, il sera peut-être davantage accessible à des enseignes de la grande distribution ou à des grossistes.

 

En plus de devoir démontrer ses avantages compétitifs, Robomart se lance dans la baie de San Francisco en période hostile. Le conseil municipal de la ville californienne a en effet adopté en décembre 2017 une loi limitant l’usage des robots de livraison de façon drastique. Un coup dur pour ces droïdes à l’apparence sympathique mais qui peuvent aussi potentiellement provoquer des accidents ou prendre le travail de coursiers humains.

 

Les détails du déploiement des premiers robomarts ne sont pas encore connus même si le site parle de “pilotes commerciaux prochainement”.

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