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[CES 2019] Les ampoules de Thomas Watt font bien plus qu’éclairer... elles proposent des services

[UN JOUR, UNE START-UP] Pour sa deuxième participation au CES, qui se tient du 8 au 12 janvier 2019, la société présentera ses solutions d’éclairage connecté à destination des entreprises.
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Les ampoules de Thomas Watt font bien plus qu’éclairer... elles proposent des services
[CES 2019] Les ampoules de Thomas Watt font bien plus qu’éclairer... elles proposent des services © Thomas Watt

"C’est une nouvelle approche que nous apportons en matière de luminaires", assure Jean-Baptiste Fontes, directeur des opérations de Thomas Watt. Fondée en 2012 à Châteaugiron (Ille-et-Vilaine), cette start-up a d’abord développé des ampoules LED adaptées à un public de professionnels "pour un meilleur confort visuel au travail". Aujourd’hui, elle propose divers services complémentaires via l’éclairage.

 

Un luminaire "tout intégré"

Thomas Watt a d’abord développé une technologie Li-Fi. Ce système de communication sans fil permet de transmettre des données via le spectre optique plutôt que le spectre électromagnétique, exploité par le Wi-Fi. «Les avantages sont nombreux: cela coûte moins cher, la sécurité est renforcée et la transmission des données plus rapide», détaille le directeur des opérations. Sous son ancienne appellation, Oya Light, la jeune pousse avait présenté son Li-Fi au CES en 2012.


Depuis, la société a imaginé bien d’autres services. «Notre objectif est d’incorporer le maximum de détecteurs à notre solution, explique Jean-Baptiste Fontes. Des capteurs thermiques permettent par exemple de réaliser un comptage pour déterminer le nombre de personnes présentes au sein d’un bâtiment.» Peuvent aussi être déterminées la puissance électrique consommée en temps réel ou des distances d’un point à un autre. Un microphone permet de piloter le système à la voix.


Des bâtiments de grands groupes tels que Nexans ou la Banque populaire de l’Ouest sont déjà équipés par la technologie. "Nous collaborons actuellement avec une centaine d’industriels et une cinquantaine d’entreprises du secteur tertiaire", précise le directeur des opérations. Thomas Watt mise par ailleurs sur l’économie sociale et solidaire. Ses produits sont fabriqués par des personnes en situation de handicap.

 

Un loyer variable selon la surface

C’est pour renforcer la notoriété de sa nouvelle identité, choisie en clin d’œil à l’inventeur Thomas Edison, que la société se déplace cette année au CES. À Las Vegas, elle détaillera ce qu’elle appelle son "offre globale". De la conception des luminaires à leur installation dans les bâtiments, Thomas Watt gère l’ensemble de la chaîne. "Cela nous permet d’être compétitifs en proposant un loyer variable selon la surface couverte ainsi que le nombre de capteurs déployés au sein d’un bâtiment", estime Jean-Baptiste Fontes. La jeune pousse dispose d’un bureau d’études en interne qui assure la recherche et le développement en matière d’éclairage.


Hébergée sur le stand du Village by CA au CES 2019, l’entreprise annoncera également le lancement à l’été 2019 d’un éclairage visant à éviter le goût de lumière. Les scientifiques ont en effet noté que la saveur du vin peut être altérée selon qu’ils sont exposés à une lumière naturelle ou artificielle. Thomas Watt fera donc figure de précurseur dans le domaine. Cette semaine, la start-up vantera aussi la qualité de ses produits auprès de décideurs américains, britanniques ou chinois. Avec pour ambition de véritablement lancer son activité à l’international dans l’année.

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