[CES 2020] Avec son bonhomme connecté, Meyko s’assure que les enfants prennent bien leur traitement

La start-up nantaise Meyko revient à Las Vegas avec son bonhomme connecté. Pensé avec des hôpitaux, l’appareil change d’expression faciale selon que l’enfant souffrant d’une maladie chronique a pris son traitement ou non. Un moyen de rendre la médication ludique.

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[CES 2020] Avec son bonhomme connecté, Meyko s’assure que les enfants prennent bien leur traitement

Il a fait du chemin depuis 2017. Le bonhomme connecté Meyko, pensé pour accompagner les jeunes patients dans la prise de leur traitement, prend désormais en charge tout un ensemble de maladies chroniques – et ne se limite donc plus à l’asthme. Epilepsie, diabète, mucoviscidose… Les enfants, dès 3 ans, prennent leurs médicaments plus assidûment lorsqu’ils ont l’impression de jouer avec lui.

UNE HUMEUR PAR STATUT

La start-up nantaise a conçu son appareil en lien avec divers groupes hospitaliers français. Connecté à une application pour smartphones, sur laquelle les horaires de prise du traitement doivent être rentrés manuellement au préalable, Meyko arbore des expressions différentes selon que le patient a pris ses médicaments ou non. Il est triste si l’heure a été dépassée, étonné pendant la prise. Une fois que les parents ou responsables légaux ont validé la prise, il redevient guilleret. "Ainsi, l’enfant ne sent pas la redondance ou la pénibilité associées", indique à L’Usine Digitale Sandrine Bender, cofondatrice.

Concrètement, le jeune patient présente son médicament au bonhomme, qui le reconnaît par un tag. Transmises aux adultes, ces données permettent de visualiser les statistiques en temps réel ainsi qu’un certain nombre de conseils préventifs. Ils peuvent également signaler toute sorte de symptômes anormaux pour enrichir le suivi. Une fonctionnalité existe pour permettre aux proches – tels que les grands-parents ou les instituteurs – de garder un œil sur le traitement, quand l’enfant leur est confié.

VERS UNE COMPATIBILITé AVEC LES OUTILS MéDICAUX CONNECTéS

En prototype au CES il y a deux ans, Meyko a été proposé pour la première fois lors d’une campagne de précommandes en 2018. Il a été commercialisé en octobre 2019. "Nous avons aujourd’hui 400 utilisateurs ainsi que des partenariats avec 30 services hospitaliers en France, Suisse et Belgique", pointe Sandrine Bender. Le produit bénéficie donc aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels de santé, qui y voient l’opportunité de stabiliser la maladie à travers un contrôle accru des complications.

Désormais industrialisé, le produit connaîtra une série d’améliorations ces prochains mois. En tête de gondole figure la compatibilité avec divers outils médicaux, tels que les lecteurs de glycémie. "Nous avons pour ambition de faire de Meyko un produit d’aide à la décision pour les médecins, souligne la cofondatrice. Il convient donc de le mettre en rapport avec des dispositifs d’automesure, notamment."

Une levée de fonds se profile en 2020 pour avoir la capacité, à terme, de recruter des personnes à même de développer ces fonctionnalités. Aujourd’hui composée de quatre salariés, Meyko cherchera aussi à accélérer sur le volet commercial. Le CES, où elle se rendra du 7 au 10 janvier avec l’Institut Mines-Télécom (IMT), représente une nouvelle opportunité de convaincre des investisseurs… et de détecter des marchés potentiels. La jeune pousse avance, en tout cas, avec les Etats-Unis en tête.

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