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[CES 2020] Ido-data divise par trois le temps de sauvetage moyen avec le système d’alerte en mer Dial

Cap sur le CES à Las Vegas pour Ido-data, start-up lyonnaise éditrice de Dial, une solution individuelle d’alerte et de localisation en mer pour pratiquants d’activités nautiques. Avec son design futuriste imaginé par le célèbre Philippe Stark, le bracelet devrait séduire amoureux des flots et du beau.
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Ido-data divise par trois le temps de sauvetage moyen avec le système d’alerte en mer Dial
[CES 2020] Ido-data divise par trois le temps de sauvetage moyen avec le système d’alerte en mer Dial © Ido-data

Lauréate de plusieurs prix de l’innovation dont Graines de Boss, la 5ème édition de la French IoT ou encore les Victoires de l’Innovation, la start-up créée en août 2016 a déjà le vent en poupe. "Au départ, les deux fondateurs Antonin Carlesso et Yannick Toquet avaient en tête de créer un bracelet pour éviter que les enfants ne se perdent sur les plages, raconte Clara Fresnel, responsable marketing et communication d’Ido-data, puis en échangeant avec des sauveteurs en mer - Yannick étant pratiquant de chasse sous-marine - ils ont vite eu envie d’élargir à un plus large public".

 

Testé tout l’été par un millier de sauveteurs en mer de la SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer) répartis sur 260 postes de secours en France, le bracelet contient une balise connectée à une carte SIM multi opérateurs, capable de choisir le meilleur réseau en fonction de sa localisation, et ce jusqu’à plus de 20 km des côtes. Il suffit au pratiquant de paddle, kitesurf, planche à voile ou encore petite plaisance côtière, de choisir une personne référente, et à celle-ci d’installer l’application sur son téléphone mobile. Une fois l’alerte déclenchée, une notification est envoyée sur l’application et le référent peut en un clic partager l’information avec le poste de secours le plus proche. "Dial permet d’être retrouvé en moins de 30 minutes, le système divise par trois le temps de sauvetage moyen", constate Clara Fresnel.

 

Un premier stock de 8 500 dispositifs

La solution est aujourd’hui commercialisée dans 34 pays et les DOM via la boutique en ligne des sauveteurs en mer, le site e-commerce spécialisé glisse Surfshop ou encore Amazon. Un premier stock de 8 500 produits a été fabriqué en Chine par l’industriel orléanais Altyor, pour un coût sortie d’usine de 60 €. "Dans un second temps, nous réfléchissons à rapatrier la production en Europe", confie Clara Fresnel. Le pack d’une valeur de 149 € contient le bracelet, la balise et un chargeur à induction et un an d’abonnement au dispositif. Chaque année supplémentaire d’abonnement est proposée au prix de 29 €. En grand amoureux de la mer, le designer Philippe Stark a souhaité s’associer à ce projet de façon bénévole pour commencer, puis une partie des redevances seront reversées à la SNSM, une fois que la start-up aura trouvé son rythme de croisière.

 

Objectif levée de fonds

L’équipe se rendra au CES du 7 au 10 janvier 2020 avec le soutien logistique et financier de La Poste. Une ouverture du capital à hauteur de 300 000 euros est prévue pour renforcer l’équipe commerciale. "Notre but au CES est de trouver de potentiels investisseurs et de tisser des relations avec des distributeurs comme Décathlon ou le Vieux Campeur, en France et en Europe prioritairement", livre Clara Fresnel. Pour 2020, la start-up vise la production de 20 000 dispositifs en France, Espagne, Italie et Allemagne. Elle proposera également une offre aux professionnels tels que les loueurs de bateaux ou de planche à voile par exemple.

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