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[CES 2020] Tiers payants, reste à charge… MySofie veut rendre lisible les dépenses de santé

La start-up MySofie profitera de sa première présence au CES de Las Vegas pour présenter son application mobile, qui réunit un ensemble de services dans le secteur de la santé : centralisation et suivi des dépenses et des remboursements, téléconsultation et commande de médicaments. Déjà commercialisée par cinq assureurs, l'InsurTech espère désormais capter 80% du marché français.  
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Tiers payants, reste à charge… MySofie veut rendre lisible les dépenses de santé
[CES 2020] Tiers payants, reste à charge… MySofie veut rendre lisible les dépenses de santé © Unsplash/Adam Nie?cioruk

Créée en juin 2017, la start-up française MySofie a pour seule ambition de simplifier la santé au quotidien. Cette Insurtech sera présente au salon CES 2020, qui se tient du 7 au 10 janvier à Las Vegas. Elle y est emmenée par la région Nouvelle-Aquitaine. Son application mobile, qui est déjà commercialisée par cinq assureurs en France, regroupe les suivis des dépenses et des remboursements de santé des utilisateurs.

 

"J'ai travaillé 17 ans dans le domaine de l'assurance santé et je me suis rendu compte que l'ensemble des Français était perdu dans le parcours de soin : tiers payant, mutuelle…", raconte Philippe Baranski, co-fondateur et président de MySofie, contacté par L'Usine Digitale. Il décide donc de créer – avec Aymeric Méhu – "un outil capable d'agréger les données de santé de 90 complémentaires santé et de six régimes de sécurité sociale".

 

Centraliser les dépenses de toute la "tribu"

Conscients de la problématique des aidants familiaux, les fondateurs ont ajouté la possibilité de gérer les dépenses et les remboursements pour une personne qui est dans l'incapacité physique ou mentale de le faire, comme un enfant handicapé ou une personne très âgée. L'utilisateur va ainsi pouvoir suivre le parcours de soin de toute sa "tribu" sur le même support. "C'est un enjeu sociétal qui a des incidences fortes", déclare Philippe Baranski.

 

 

Le dirigeant estime que MySofie ne doit absolument pas être mise au même niveau que le Dossier Médical Partagé (DMP), le carnet de santé numérique relancé en novembre 2018. "C'est un outil statique alors que notre application est dynamique", rétorque-t-il. En effet, une fois MySofie connecté à la mutuelle, les demandes de devis ou l'envoi des factures pour les remboursements se font directement dans l'application. "Le DMP n'est pas fait pour le patient mais pour faciliter les échanges entre les professionnels de santé."

 

Un service de téléconsultation

Pour sortir du "mono-service", MySofie a aussi ajouté la possibilité de transférer une ordonnance à la pharmacie avec une livraison à domicile du médicament. La jeune pousse a par ailleurs tissé un partenariat avec la plate-forme Hellocare pour proposer un service de téléconsultation avec un médecin. L'application devient alors payante pour accéder à l'ensemble de ces outils.

 

Mais Philippe Baranski ne compte pas s'arrêter là. La start-up, qui compte désormais 14 salariés, devrait déployer deux nouveaux services d'ici l'été 2020. L'application offrira la possibilité de prendre un rendez-vous avec un médecin généraliste ou un spécialiste en fonction des besoins. Pour se différencier de Doctolib, MySofie veut créer "une communauté" de professionnels de santé en fonction des avis émis par les utilisateurs. "C'est elle qui va générer de la confiance", déclare Philippe Baranski.

 

"Notre objectif à moyen terme est de capter 80% du marché des assureurs en France", se projette le co-fondateur. Et la France n'est qu'un premier pas. Il espère que MySofie tapera dans l'œil à des assurances étrangères, avec qui il compte bien échanger au CES... et pourquoi pas même "discuter avec les GAFA".

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