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[CES 2020] Toyota veut bâtir sa propre smart city au pied du mont Fuji

Toyota, qui ne sait pas quoi faire de ses anciens sites industriels, a décidé de construire une ville intelligente au pied du Mont Fuji. Cette smart city, présentée à l'occasion du CES de Las Vegas, pourra accueillir 2000 habitants et servir de laboratoire vivant pour venir y tester des technologies de véhicule autonome, de robotique ou encore de smart home.
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Toyota veut bâtir sa propre smart city au pied du mont Fuji
[CES 2020] Toyota veut bâtir sa propre smart city au pied du mont Fuji © Toyota

Toyota a fait plus que présenter sa vision de la smart city lors de sa conférence du CES 2020. Le constructeur automobile a annoncé lundi 6 janvier 2020 vouloir bâtir sa ville intelligente, baptisée Woven City. Elle sera construite sur un ancien site industriel de l'industriel, situé au pied du Mont Fuji, a annoncé Akio Toyoda, le PDG de Toyota.

 

2 000 habitants sur 71 hectares

Woven City (la "ville entrelacée") servira de prototype pour la ville du futur. Pensé comme "un laboratoire vivant", selon Akio Toyoda, le lieu pourra accueillir jusqu'à 2000 habitants sur 71 hectares (soit environ 2816 habitants par kilomètre carré). Les premiers résidents seront des salariés de Toyota et des membres de leurs familles, des personnes retraitées, des commerçants, des scientifiques de passage ou encore des partenaires industriels.

 

Les personnes, les véhicules et les bâtiments seront tous connectés les uns aux autres et pourront communiquer entre eux. Toyota invite tout chercheur, scientifique, entreprise ou autre détenteur d'un projet à venir le tester dans sa ville, certes miniature mais bien réelle. Il est possible d'y essayer des technologies de conduite autonome, de robotique, de mobilités ou de smart home.

 

Woven City vue d'en haut.

 

Une ville de surface et un réseau sous-terrain

Toyota s'est rapproché du cabinet d'architecture Bjarke Ingels Group pour construire cette ville. Bjarke Ingels, CEO et fondateur du cabinet, a expliqué que les rues de la ville sont pensées en trois parties : la première pour accueillir des véhicules motorisés, la seconde des mobilités lentes et des piétons et la troisième uniquement des piétons. La ville, dont un jumeau numérique sera mis au point, est constituée en quartiers, avec une place centrale qui sera au coeur de sa vie quotidienne.

 

Image d'un quartier typique de Woven City.

 

Les bâtiments, quant à eux, seront principalement fabriqués en bois, et leurs toits seront recouverts de panneaux photovoltaïques. Ces derniers seront épaulés pour la production d'énergie par des piles à combustible à hydrogène. L'intérieur des habitations sera intelligent et équipé des dernières technologies d'aide à domicile, comme des robots domestiques. Il est possible d'imaginer un réfrigérateur intelligent qui détectera les aliments manquants et les commandera de manière autonome, ou un robot qui ira vider les poubelles.

 

Exemple de l'intérieur d'une habitation de Woven City.

 

Au-delà de la ville de surface, les partenaires souhaitent bâtir un réseau sous-terrain permettant de transporter les biens. Il sera directement relié aux bâtiments, précise Bjarke Ingels. A la surface, seuls les véhicules autonomes seront autorisés dans les artères principales de la ville. Par exemple, le e-Palette de Toyota pourra transporter des biens et des personnes, mais aussi contenir différents commerce. Les premiers habitants pourront rejoindre Woven City dès… 2021. La première phase sera terminée cette année-là, assurent les partenaires, mais d'autres suivront.

 

Image de la place centrale de jour.

 

Image de la place centrale de nuit à l'occasion d'un festival.

 

Exemple d'une promenade.

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