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[CES 2022] Skincasts présente ses attelles imprimées en 3D pour remplacer les plâtres

Sélectionnée par la Région Sud, la start-up Skincasts a présenté ses attelles imprimées en 3D à l'occasion du CES 2022 qui se tient actuellement à Las Vegas. Personnalisables, légères et radiotransparentes, elles ont déjà été testées par plusieurs centaines de personnes. La jeune pousse souhaite désormais exporter sa technologie, en particulier en Amérique du Nord.  
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Skincasts présente ses attelles imprimées en 3D pour remplacer les plâtres
[CES 2022] Skincasts présente ses attelles imprimées en 3D pour remplacer les plâtres © Skincasts

La start-up arlésienne Skincasts imprime en 3D des attelles de poignet, coude et cheville pour remplacer les plâtres traditionnels. Son innovation, déjà testée sur plusieurs centaines de personnes, a été présentée lors du Consumer Electronics Show (CES) qui se tient actuellement à Las Vegas. Skincasts est l'une des 15 entreprises sélectionnées par la Région Sud pour participer à cet événement, dont l'ampleur a été considérablement réduite par la pandémie de Covid-19

C'est le studio Vr’tig.0, également situé à Arles dans le Rhône, qui s'occupe de la conception des attelles. Il se définit comme un "centre de production d'applications en environnement de réalité virtuelle" et développe notamment des applications pour le milieu médical. 

Une attelle plus légère et radiotransparente
Les avantages des attelles imprimées par Skincasts sont nombreux, d'après Alain Chaix, dirigeant de la jeune pousse, cité par le média spécialisé 3dnatives. Alors que les méthodes traditionnelles sont "contraignantes du fait notamment de la macération et des odeurs", les produits de l'entreprise permettent au patient "d'aller dans l'eau et est réglable, aérée et légère". Ils sont également radiotransparentes (non visible à la radiographie) et laissent "une grande liberté aux articulations adjacentes". 

Evidemment, grâce à l'impression 3D, les attelles sont sur-mesure. Le processus de fabrication débute par un scan de la partie du corps traumatisé. Le fichier est ensuite envoyé à Skincasts afin qu'il soit importé sur un logiciel de CAO pour ajuster les mesures. L'impression de l'objet peut ensuite débuter. Le processus de bout en bout est de 4 heures en moyenne, d'après la société. Une durée susceptible de varier en fonction de la taille de l'attelle.

Recyclable et biodégradable
Les attelles sont en PLA (ou acide polylactique), un thermoplastique fabriqué à partir de ressources renouvelables telles que l'amidon de maïs, les racines de tapioca ou la canne à sucre. Par conséquent, elles sont recyclables et biodégradables. Un argument important dans un contexte de prise en considération croissante des enjeux environnementaux.

Les attelles sont conventionnées à 60% par l'Assurance maladie et le reste par la mutuelle du patient. Skincasts espère que le CES lui permettra de trouver "des partenariats techniques, scientifiques et financiers" afin de se développer à l'international, a expliqué le CEO au média marseillais Gomet. Il espère conquérir l'Amérique du Nord en particulier. 


L'impression 3D, un atout dans la santé
L'apport de la fabrication additive dans la santé n'est plus à prouver. C'est d'ailleurs un secteur qui intéresse de nombreuses entreprises spécialisées dans l'impression 3D. Stratasys a ainsi lancé en mars 2021 une imprimante dédiée à la fabrication de prothèses et d'implants dentaires. Les établissements médicaux y voient également une belle opportunité. L'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) s'est doté d'un parc d'imprimantes 3D pour palier la pénurie de matériel médical lors de la première vague de Covid-19. 

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