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Ces outils numériques qui permettent de lutter contre le harcèlement à l'école

A l'occasion de la journée de lutte contre le harcèlement à l'école et la diffusion du documentaire exceptionnel "Souffre-douleurs, ils se manifestent", le 10 février sur France 2, la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a rappelé l'existence de la plate-forme "Agir contre le harcèlement à l'école" (et du compte Facebook lié) créée pour que les victimes "brisent le silence". Il existe également une application mobile développée par Anne-Sophie Bordry : "Stop Bashing!". 
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Ces outils numériques qui permettent de lutter contre le harcèlement à l'école
Ces outils numériques qui permettent de lutter contre le harcèlement à l'école © Capture d'écran

Le 10 février a été décrété "Journée nationale de lutte contre le harcèlement à l'école" et l'occasion de la diffusion du documentaire "Souffre-douleurs, ils se manifestent" sur France 2. La ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a rappelé l'existence d'une plate-forme en ligne pour briser le tabou : "Agir contre le harcèlement à l'école".

Pour redonner la parole aux victimes et lutter efficacement contre le harcèlement, l'ancienne directrice des Affaires Publiques de Facebook et ex-membre des cabinets ministériels de Nathalie Kosciusko-Morizet et Eric Besson, Anne-Sophie Bordry, a également développé une application mobile simple et interactive : "Stop Bashing!".

"Agir contre le harcèlement à l'école" pour s'informer

Pour mieux lutter contre le harcèlement à l'école : il faut informer. C'est la mission que s'est donnée Najat Vallaud-Belkacem qui a présenté le 10 février une délégation chargée de la prévention et de lutte contre les violences en milieu scolaire. Elle a pour objectif de renforcer la lutte contre toutes les formes de harcèlement par des actions menées dans des établissements, par la création de nouveaux outils pour sensibiliser, par la prévention et la prise en charge des situations de harcèlement.

La plate-forme dédiée "Agir contre le harcèlement à l'école" et son compte Facebook lié, font partie intégrante du dispositif. Un site qui permet d'identifier une situation de harcèlement, de le dénoncer et de demander de l'aide. 

Enfin, Najat Vallaud-Belkacem lutte également pour un "Internet plus sûr" pour endiguer le phénomène du cyber-harcèlement qui prolonge le calvaire des victimes, hors des murs de l'école. La ministre a envoyé une note de service aux personnels éducatifs le 10 février, visant à leur rappeler quels outils sont mis à leur disposition pour travailler autour de la thématique du harcèlement. 

"Stop Bashing!" pour avoir les bons réflexes

Stop Bashing! est une application mobile gratuite et simple pour permettre à n'importe quel enfant de sortir de la spirale de la violence. L'application est développée par Anne-Sophie Bordry, fondatrice du think tank "Objets connectés et intelligents France". Elle permet à la victime de cyber-harcèlement de le signaler à ses parents en leur envoyant une photo ou une capture d'écran d'un propos qui les blesse.

Les parents peuvent alors répondre par un smiley de couleur : le rouge qui confirme qu'il s'agit bien de harcèlement et qu'il faut prendre des mesures, le orange pour indiquer à l'enfant qu'il faudra en discuter pour mieux comprendre de quoi il s'agit et le vert pour rassurer la victime en lui expliquant que c'était certainement une remarque pour s'amuser et rien de plus.  

Stop Bashing! se veut ludique, l'idée étant d'insuffler aux enfants les bons réflexes pour qu'ils n'aient plus peur de briser le silence. En cas d’urgence : l'application permet d'appeler ou d'être appelé par une association agréée "Net Ecoute", en tout anonymat, ou encore d’appeler les secours.

En France, 10% des élèves, soit 1 200 000 enfants et adolescents, affirment être victimes de harcèlement à l'école ou l'avoir été. Dans le détail, les derniers chiffres du ministère de l’Education nationale sont édifiants : 383 830 élèves ont déjà été victimes d'un harcèlement sévère entre le CE2 et le lycée, et les chiffres grimpent à 700 600 pour les élèves "occasionnellement harcelés". 

Wassinia Zirar

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