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Chariot, Lyft Shuttle, Cruise… La Silicon Valley expérimente la mobilité de demain

En matière de mobilité, c’est la Silicon Valley qui pilote. Ce n’est pas pour rien que quasiment tous les constructeurs automobiles ont ouvert des centres de recherche et développement dans la région. Navettes communautaires, véhicules partagés, taxis autonomes… Pour connaître les tendances qui façonneront la mobilité de demain, coup d’oeil sur ce qu’il se trame sur les routes californiennes.

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Sur la 11th Street de San Francisco, à quatre blocs des locaux de Twitter et d’Uber, il n’est pas rare de croiser une Chevrolet Bolt EV avec des capteurs métalliques - des LIDAR - fixés sur le toit. Ces véhicules électriques sont les taxis autonomes de la start-up Cruise Autonomous. Et aux heures de commute, on aperçoit aussi des camionnettes turquoises estampillées Chariot, les vans communautaires de Ford.

Cruise et Chariot ont un point commun : ils font partie des derniers services de mobilité testés, ces derniers mois, dans la Silicon Valley. Qu’ils soient autonomes ou non, ces nouveaux modes de transport collectif ont pour but de réinventer les transports urbains.
 

CRUISE ANYWHERE, LES TAXIS AUTONOMES DE GM

 

 



Selon IHS Autonome, 21 millions de voitures autonomes seront vendues en 2035. Les géants de la tech, tels que Tesla et Google, comptent occuper une grande place sur ce marché en pleine accélération. Et même s’ils ont commencé par freiner des quatre pieds, les constructeurs automobiles traditionnels ont définitivement pris part à la course, notamment en s’associant avec des start-up.

C’est le cas de General Motors qui a racheté Cruise Autonomation en mars 2016 pour un milliard de dollars. En s’offrant cette start-up spécialisée dans le logiciel de conduite autonome, l’objectif du géant de Détroit est de distancer les autres constructeurs dans la course au service d'auto-partage et de mettre en avant sa Chevrolet électrique, rivale de la Tesla Model 3.


Début août, General Motors a annoncé qu’il testait son service de taxis autonomes à San Francisco. Baptisé Cruise Anywhere, le service est uniquement mis à disposition d’une poignée d’employés de la start-up californienne. Via une application, les bêta-testeurs peuvent commander leur taxi autonome pour rentrer chez eux ou aller faire leurs courses. Et cela, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. GM roule ainsi sur les traces d’autres entreprises qui expérimentent le même type de service : Uber dans les rues de Pittsburgh et Phoenix, Waymo également dans la capitale d’Arizona et nuTonomy à Boston et Singapour.

 

LYFT SHUTTLE, MI-VTC, MI-BUS

 

 

Lyft est en cheville avec deux des entreprises citées plus haut : le concurrent américain d’Uber collabore avec nuTonomy et a levé des fonds auprès de General Motors qui prévoit de déployer des milliers de Chevrolet Bolt autonomes pour la plateforme de VTC.

Depuis bientôt six mois, Lyft teste son réseau de transport urbains dynamiques par navettes. Proposé uniquement en semaine de 6h30 à 10h puis de 16h à 20h, ce service fonctionne comme une ligne de bus avec un prix fixe de 3 $ par course et différents points de pick up et drop off. Seuls les utilisateurs à proximité d’un arrêt déterminé par l’application, voient l’option s’afficher. La plateforme de VTC teste actuellement huit lignes de Lyft Shuttle à San Francisco et six à Chicago. Ce service de navettes est similaire à celui proposé par Ford, avec qui l’entreprise de VTC vient de conclure une alliance.

 

CHARIOT, LE VAN COMMUNAUTAIRE DE FORD

 


En septembre 2016, Ford a racheté Chariot et sa plateforme de minibus à la demande, pour la somme de 75 millions de dollars. Lors de son lancement en 2014, cette start-up avait comme objectif de transporter les habitants de San Francisco sur leur lieu de travail. Comme les Sherut en Israël ou les Marchroutki en Russie, le concept se base sur une flotte de minibus collectif.

Les vans, des Ford transit de 14 places, desservent des lignes créées par des algorithmes qui se basent sur la demande des usagers. La course coûte 4 $, un bon compromis entre le ticket de métro et une course en VTC. Lorsqu’un trajet est très demandé, une ligne voit le jour. Ce service est disponible dans plusieurs villes américaines : la baie de San Francisco, avec neuf lignes publiques et une cinquantaine de lignes privées, Seattle, Austin ou dernièrement New York.

 

WAZE CARPOOL, LE COVOITURAGE DU COMMUTE

 


Waze n’a pas inventé le covoiturage mais le service GPS de Google tente de tirer son épingle du jeu en l’appliquant au trajet domicile-lieu de travail. Un an après avoir commencé à tester son service de covoiturage dans la baie de San Francisco - suivi par Sacramento et Monterey - Waze a annoncé, en juin dernier, l’étendre à toute la Californie.

L’application baptisée Waze Carpool (distincte de l’app historique de Waze), met en contact des conducteurs et des passagers. Comme une application de covoiturage traditionnelle, le conducteur partage son trajet à l’avance aux autres utilisateurs. Ces derniers peuvent ainsi voir si le conducteur va dans la même direction ou carrément au même endroit. En échange, les passagers indemnisent le conducteur à hauteur de 54 centimes par miles. Pour l’heure, Waze ne prend aucune commission, le temps que le service soit lancement officiellement.

Sur le même créneau, il y a aussi la start-up Scoop qui vient de signer un partenariat avec BART. Le “transilien” de San Francisco réserve désormais des places de parking aux abords des stations pour les utilisateurs de l’application.  

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