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Chauffeur Privé devient Kapten et repense sa stratégie sous l'impulsion de Daimler

L'application parisienne de VTC Chauffeur Privé change de nom. Appelez-la désormais Kapten. Trottinettes électriques, développement à l'international, rapprochement avec les autres services de mobilité de Daimler et BMW… L'entreprise profite de ce changement de nom pour dévoiler sa stratégie à l'horizon 2020.
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Chauffeur Privé devient Kapten et repense sa stratégie sous l'impulsion de Daimler
Chauffeur Privé devient Kapten et lance une offensive pour se développer à l'international. © Kapten

Chauffeur Privé devient Kapten. Annoncé ce mercredi 6 février 2019, ce changement de nom s'accompagne d'une forte offensive marketing et publicitaire largement financée par Daimler qui a racheté l'entreprise de VTC parisienne en 2017. Yan Hascoët, co-fondateur de Kapten, évoque "une multiplication par 3 du budget média par rapport à la campagne précédente".

 

Kapten dévoile un plan à horizon 2020

Ce changement de nom s'explique principalement par les ambitions internationales de la start-up. Celle qui s'est longtemps contentée de se développer dans son pays d'origine veut en effet devenir l'application de VTC leader en Europe et se positionner dans le top 5 mondial. Pour y parvenir, la plate-forme veut s'implanter dans 15 nouvelles villes réparties sur 12 à 15 pays d'ici 2020. Après son lancement à Lisbonne en septembre 2018, Kapten va proposer ses services à Genève en Suisse dès le lundi 11 février 2019 puis "à Londres dans les semaines qui suivent", détaille Yan Hascoët. Le but étant de multiplier par 5 son chiffre d'affaires et son nombre de clients par rapport à 2018 pour toucher 10 millions de personnes d'ici 2020.


Au-delà de ce déploiement à l'international, Kapten compte également enrichir son offre... et le faire savoir. Alignement de son prix d'appel, multiplications des offres de réduction, enrichissement de son programme de fidélité, mise en avant de son service client proactif… l'entreprise ne mise pas tout suite sur la rentabilité. Elle cherche avant tout à doper sa croissance. Le but ? Atteindre une masse critique suffisante pour bénéficier aux clients et aux chauffeurs. Et cela est rendu possible par le rachat de Daimler qui débourse "des dizaines de milliers d'euros", affirme Yan Hascoët.

 

Des trottinettes électriques sur Kapten ?

Comme l'a fait Txfy à Paris pour booster sa clientèle, Kapten "regarde" également du côté des trottinettes électriques, indique Yan Hascoët. Ce dernier précise seulement que l'idée serait de développer des partenariats locaux dans ce domaine et non pas une alliance globale avec un géant du secteur. Il cite par exemple le nom de Hive comme partenaire potentiel à Lisbonne. Le fait que cette start-up ait déjà signé un partenariat avec My Taxi, l'application de réservation de taxi appartenant à Daimler, ne semble pas poser de difficulté particulière.

 

Le co-fondateur de Kapten affirme d'ailleurs avoir des "discussions informelles" avec certaines plates-formes de mobilité appartenant aux constructeurs Daimler et BMW, ces derniers ayant regroupé leurs services de mobilité au sein d'un même écosystème, My Intelligent Apps. Si une "fusion" de Kapten avec les autres services de mobilité est écartée par Yan Hascoët à court terme, ce dernier évoque un délai de "5 à 7 ans" pour une consolidation du côté des services de VTC. Dans la lignée de ce qu'entreprend Uber, BMW et Daimler pourraient accompagner cette fusion d'un rapprochement avec les opérateurs de transport en commun afin d'avoir l'application la plus concurrentielle possible.

 

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