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Chez SpaceX concevoir les pièces de fusée est aussi simple que jouer à la Kinect

Elon Musk, le PDG de Tesla et de l’entreprise spatiale SpaceX, vérifie et modifie une pièce de fusée grâce à un capteur de mouvements et à son écran d’ordinateur. Plus besoin d’outils techniques, ses deux mains lui suffisent. Si le clip est bluffant, le médiatique chef d'entreprise n'est pas le premier à utiliser la 3D et la réalité virtuelle pour concevoir des objets. De nombreux groupes, comme EADS ou PSA ont intégré cet outil à leur processus de conception pour faire des économies.
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Chez SpaceX concevoir les pièces de fusée est aussi simple que jouer à la Kinect
Chez SpaceX concevoir les pièces de fusée est aussi simple que jouer à la Kinect © jdlasica - Flickr - C.C

Deux mains, un écran d’ordinateur, un capteur de mouvements et éventuellement une paire de lunette 3D. Pour vérifier et modifier une pièce de fusée, le PDG de Tesla et de l’entreprise spatiale SpaceX n’a besoin de rien d’autre. Son entreprise aérospatiale a simplement adapté un détecteur de mouvements qui se vend aujourd’hui dans le commerce, le Leap Motion, aux ordinateurs utilisés dans les bureaux de la société, les Siemens NX.

Résultat ? Elon Musk contrôle la pièce de fusée affichée sur son écran avec de simples gestes de la main. Il peut zoomer dessus, la déplacer et changer la taille de certaines parties de l’objet. SpaceX a couplé ce système avec des lunettes 3D, pour permettre à ses designers de percevoir l’objet dans un environnement en trois dimensions. Cela permet de l’examiner facilement sous toutes ses coutures et de vérifier qu’il n’a pas de défauts. Par contre, impossible de concevoir la pièce de but en blanc, le dispositif n'est pas assez puissant.

D'importants investissements

SpaceX n’est pas du tout la première entreprise à avoir exploité la 3D et la réalité virtuelle. De nombreux groupes de l’aéronautique et de l’automobile ont compris depuis longtemps son utilité et ont misé gros sur son développement. Renault a investi en juin 2013 trois millions d’euros dans un système de visualisation 3D immersif, doté d’une très haute résolution.

La plupart des outils développés par ces constructeurs ne peuvent s’utiliser à mains nues, comme le fait Elon Musk dans la vidéo au bas de l’article. Mais l’essentiel n’est pas là : loin du gadget, la visualisation 3D permet à ces entreprises de ne pas perdre de temps à fabriquer de coûteux prototypes à chaque étape du développement de leurs produits.

La 3D pour rester compétitifs

Chez EADS Astrium par exemple : "La modélisation de nos produits en 3D […] a permis de diviser par quatre la réalisation de maquettes physiques. Là où nous fabriquions trois à quatre maquettes physiques auparavant, une seule est nécessaire aujourd’hui", indique Thierry Bourreau, directeur du Technical Data Management d’EADS Astrium au cours d’une conférence à Bordeaux.

Le système 3D développé par EADS permet également à ses salariés de travailler à plusieurs sur une même maquette. Ils peuvent même être dans des villes différentes : si un designer qui travaille à Paris change une partie de la maquette 3D, celle de son collègue installé en Allemagne se met immédiatement à jour.

Ces technologies immersives  plongeant designers, bureaux d'études, bureaux des méthodes et ouvriers face à la réalité future de la fabrication d'un produit réel permettent, bien au-delà de l'aspect gadget de la manipulation avec les mains, de réaliser des économies significatives dans les processus de conception.

Lélia de Matharel

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