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Le secteur des VTC et de la livraison dans le viseur de Pékin

Une dizaine d'entreprises, dont Didi et Meituan, ont été convoquées par les autorités chinoises et ont jusqu'à la fin de l'année pour se conformer aux nouvelles directives.
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Le secteur des VTC et de la livraison dans le viseur de Pékin
Le siège de Didi, à Pékin. © Didi

Pékin poursuit sa reprise en main de la tech chinoise. Le 2 septembre, les autorités du pays ont convoqué 11 entreprises du secteur des VTC et du transport pour un recadrage de leurs pratiques commerciales.

Didi, équivalent d'Uber en Chine, et la plateforme d'e-commerce Meituan, présente dans la livraison à domicile et les VTC, font partie des sociétés sommées par le ministère des Transports et l'Autorité de la concurrence chinois de "faire davantage pour une concurrence saine" et de "respecter les règles du marché" dans des secteurs où sévit la guerre des prix.

Le pouvoir a également fait comprendre aux plateformes qu'elles devaient veiller à ce que leurs conducteurs disposent bien d'une licence, de repos suffisant, et à ce qu'ils bénéficient d'une rémunération convenable en diminuant la commission prélevée sur les courses. Elles devront se conformer à ces directives d'ici la fin de l'année, selon un communiqué.

Pékin étend son contrôle
Amende de 2,3 milliards d'euros contre Alibaba, enquête contre Didi pour collecte illégale de données personnelles, nouvelle réglementation sur la protection des données et loi antitrust, annulation de l'introduction en Bourse d'Ant Group… La Chine a entamé une véritable croisade contre la puissance de ses géants numériques. Leur remise au pas est considérée "d'importance critique" par le Parti Communiste, qui estime que les données sont un levier politique aussi important que "la plume et le fusil".

Cette politique commence également à toucher le cloud. Récemment, les autorités de la municipalité autonome de Tianjin, la quatrième plus grande ville de Chine, qui est gouvernée directement par le pouvoir central, ont décidé que les entreprises publiques ne seraient plus autorisées à héberger leurs données dans des datacenters privés, même chinois. Huawei et Alibaba fournissent notamment des services de cloud.