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Cinq questions sur 'Max', l'OVNI bancaire du Crédit Mutuel Arkéa

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En mai dernier, le Crédit Mutuel Arkéa annonçait avoir investi 20 millions d'euros pour développer un assistant personnel baptisé Max. Six mois après, L'Usine Digitale fait le point sur ce projet atypique en cinq questions.

Cinq questions sur 'Max', l'OVNI bancaire du Crédit Mutuel Arkéa
Cinq questions sur 'Max', l'OVNI bancaire du Crédit Mutuel Arkéa © Juliette Raynal pour L'Usine Digitale

N26, Revolut, C-Zam, Eko, Orange Bank… Depuis quelques mois, le secteur bancaire voit débouler une flopée de nouveaux entrants issus des fintechs, des télécoms, voire des banques elles-mêmes contraintes de répondre aux nouvelles attentes des clients. C'est le cas de l'offre Max imaginée par le Crédit Mutuel Arkéa. Toutefois, à la différence des autres nouveaux noms du secteur, Max n'est pas une nouvelle banque mobile, mais un service qui vient se positionner au-dessus de la mêlée. Présentation en cinq questions.

 

Comment est né l'assistant Max ?

Max c'est le nom de l'application mobile disponible sur l'App Store et sur Google Play, mais c'est aussi le nom commercial de la start-up qui porte ce projet. L'assistant virtuel développé par le Crédit Mutuel Arkéa est, en effet, le fruit d'une start-up montée en interne début 2017, filiale à 100% du groupe et dont le nom légal est Nouvelle vague. "Nous avons démarré à quatre et aujourd'hui le noyau dur compte 25 personnes", indique Didier Ardouin, directeur général de Max. A cette équipe s'ajoutent des centaines d'experts et de prestataires externes.

 

Comment a-t-il été construit ?

L'assistant repose sur une architecture d'API ouvertes afin de se connecter à différentes briques de service. L'application utilise par exemple l'API de la start-up Budget Insight pour se connecter aux différents comptes des utilisateurs. "Le fonctionnement en architecture ouverte nous permet de nous connecter à ce qui nous semble être les meilleurs services et parfois de nous déconnecter à ces mêmes services quand nous pensons qu'ils ne sont finalement pas assez bons. Cela nous permet de rester agiles", résume Didier Ardouin. Après une version bêta testée pendant trois mois auprès de 10 000 utilisateurs, l'application est désormais disponible à tous depuis 15 jours.

 

Comment l'utilise-t-on ?

L'utilisateur doit renseigner un certain nombre d'informations personnelles (nom, prénom, date de naissance, numéro de téléphone, adresse email et physique). Il s'identifie en prenant en photo un document d'identité avec son mobile puis enregistre ses différents comptes en indiquant ses identifiants habituels. L'application propose ensuite d'ajouter au fur et à mesure le plus de documents possibles pour pouvoir faire toutes sortes de recommandations.

 

Quels services propose Max ?

Max est une interface mobile qui s'articule autour de trois angles d'action : Max trouve, Max optimise et Max suggère. La première partie permet à l'utilisateur de faire toutes sortes de requêtes comme la réservation d'un hôtel ou l'identification d'un actif intéressant pour la retraite. Derrière ce service de conciergerie, disponible 7j/7 et 24h/24, il y a des humains. En fonction des sollicitations, l'utilisateur échange avec différents experts qui ne manquent pas de systématiquement se présenter. "Nous nous appuyons sur la filiale d'un grand acteur mondial de la conciergerie", précise Didier Ardouin.

 

La deuxième offre "Max optimise" consiste à challenger les différents contrats dont dispose un utilisateur (assurance automobile, contrat de fourniture d'électricité, de téléphonie mobile, etc.) avec les meilleures offres du marché. Le troisième point "Max suggère", s'appuie quant à lui sur des algorithmes pour détecter certaines corrélations et faire des suggestions pertinentes. "Si Max connaît le montant de votre loyer, votre adresse, le montant de vos revenus et le prix au mètre carré de votre zone d'habitation, il pourra, par exemple, déduire qu'il est plus pertinent pour vous de devenir propriétaire. Il vous fera alors une proposition, vous aidera à trouver le bien immobilier et le prêt nécessaire", avance Didier Ardouin.

 

Max ne se présente donc pas comme une énième néobanque, mais comme un outil à part, dont les créateurs promettent l'impartialité. "Ce n'est pas parce que nous sommes une filiale à 100% du groupe, que nous allons pousser uniquement les offres du Crédit Mutuel Arkea. L'objectif est de proposer aux clients les meilleures offres du marché", promet Didier Ardouin.

 

Max n'est-il qu'un assistant ?

Non, car même si la start-up promet un positionnement "au-dessus de la mêlée", elle propose depuis quelques jours sa propre carte bancaire, à la fois physique et virtuelle. "La carte bancaire Max se substitue à toutes les autres. Il suffit de photographier ses différentes cartes bancaires pour les enregistrer au sein de l'application, explique Didier Ardouin. Ensuite, il suffit de sélectionner dans l'application le compte sur lequel l'utilisateur souhaite être débité".

 

Avantage, non négligeable, de cette nouvelle carte bancaire : elle est compatible avec Apple Pay et permet donc de rendre éligible les cartes bancaires qui ne le sont pas actuellement. Un client qui dispose d'un compte courant au Crédit Agricole peut rattacher ce compte à la carte Max et ensuite utiliser la solution de paiement mobile Apple Pay.  "La carte bancaire est gratuite pour les clients comme tous les autres services que nous proposons", précise le directeur général de la start-up. Pour monétiser son activité, la fintech agit comme un courtier et se rémunère en tant qu'apporteur d'affaires auprès des fournisseurs d'offres.

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