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Clap de fin pour la production de l'usine Freescale à Toulouse

La production du site est à l’arrêt depuis le 2 août. Mais c’est ce 10 août que l’usine du fabricant américain de semi-conducteurs supprime quelque 800 emplois.
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Clap de fin pour la production de l'usine Freescale à Toulouse
Clap de fin pour la production de l'usine Freescale à Toulouse © D.R. - Freescale

Après plusieurs reports et de nombreux rebondissements dans le dossier, c’est à aujourd’hui qu’avait été fixée la date de fermeture des portes de l’usine Freescale de Toulouse. Une fermeture qui paraissait être devenue inéluctable aux yeux de tous, malgré la mobilisation des salariés. En effet la direction avait annoncé dès le 22 avril 2009 son intention de fermer l’atelier de fabrication de galettes de silicium de Toulouse, au motif qu’il était devenu obsolète.

Même la mission mise en place par le ministère du Redressement productif et menée par John Palacin a conduit à un échec à la mi-juillet.

La direction, les partenaires sociaux et les institutions ont donc concentré leurs derniers efforts sur le reclassement des salariés du groupe. D’après les chiffres du groupe d’avril 2009, ce sont 821 personnes qui étaient employées à la production.

Ce sont alors 397 lettres de licenciement qui doivent partir aujourd’hui, selon le directeur du site, Denis Blanc. Selon la CGT ce chiffre pourrait monter à 572. Une centaine d’autres salariés partiront plus tard, notamment ceux en charge du démontage et les salariés protégés. 320 salariés ont déjà quitté l’entreprise en bénéficiant d’un plan de départ volontaire.

Concernant les efforts de reclassement, le syndicat FO a appelé à la mise en place d’une passerelle entre Freescale et Airbus, pour permettre de dépasser les 50 reclassements déjà entrepris par l’avionneur européen.

Les syndicats et les élus, Toulouse, la Haute-Garonne et la Région Midi-Pyrénées avaient aussi réclamé  une lutte contre un "démantèlement du site" afin que la direction remplisse tous ses devoirs de réindustrialisation.

Le groupe américain maintient toujours son activité de R&D sur le site de Toulouse, avec 500 personnes salariées.

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