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"Avec l'arrivée de l'IA, on va avoir de plus en plus d'humains augmentés", Karim Manar (Dell)

Entretien Dell publie ce lundi 1er juillet 2019 une étude sur le futur du travail, co-réalisée avec IDC. En avant-première, Karim Manar, responsable du marketing grands comptes de Dell France, décrypte les principaux résultats. Tout va changer et c'est une bonne nouvelle, estime-t-il. Toutefois, les entreprises devront prendre garder à faire travailler ensemble des salariés de différentes générations, avec leurs habitudes et leurs outils. 
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Avec l'arrivée de l'IA, on va avoir de plus en plus d'humains augmentés, Karim Manar (Dell)
"Avec l'arrivée de l'IA, on va avoir de plus en plus d'humains augmentés", Karim Manar (Dell) © Bethany Legg - Unsplash

Pour cette nouvelle édition de votre baromètre, quel est le principal changement que vous avez observé ?

La transformation du travail est un phénomène ascendant sur plusieurs points. Elle prend sa source sur des innovations passées sur lesquelles elle capitalise. Par ailleurs, elle s’appuie sur de nouveaux phénomènes, comme la présence de 4 générations différentes et son impact sur les entreprises et le monde du travail. L’arrivée de l’intelligence artificielle sur le poste de travail le modifie aussi en profondeur, on va de plus en plus avoir des humains augmentés. Un autre changement que nous avons identifié concerne la place de la sécurité dans l’organisation. Jusqu’à une date récente, il y avait l’idée qu’il fallait arbitrer entre la flexibilité, la productivité d’une part et la sécurité de l’autre. Depuis peu, on voit émerger des organisations où les deux peuvent cohabiter.

 

Concrètement que va changer l’I.A. ?

Les individus vont évoluer dans des environnements de travail beaucoup plus proactifs, capables de prédire à partir des comportements d’usage. Par exemple, si tous les lundis, un cadre a une réunion avec des parties prenantes, l’IA va lui sortir les indicateurs nécessaires tous les lundis matin. Elle ne va pas se substituer à l’humain, mais elle va lui apporter un plus. Comme il y a des compléments alimentaires, l’IA va fournir des compléments informationnels.

 

Dans votre étude, vous notez qu’en matière de transformation digitale, les entreprises ont pris des décisions individuelles ou partielles, mais qu’elles manquent d’une vision globale. Quelle devrait-elle être ?

Il va falloir mettre le collaborateur au centre de la transformation digitale. C’est essentiel car on a eu une approche centrée sur la technologie, puis une autre centrée sur le client… C’est maintenant autour du salarié qu’il faut la promouvoir. Richard Branson disait que "si on prend soin de ses employés, ils prennent soin des clients". L’essentiel sera d’avoir des collaborateurs épanouis dans l’espace de travail. 61% des salariés que nous avons interrogés disent que tous les bugs, problèmes techniques… ont un impact négatif sur eux. 84% pensent qu’augmenter la productivité des salariés est une priorité forte, voire critique.

 

On parle de plus en plus de mode agile, d’équipe projets... Est-ce que les outils informatiques sont aujourd’hui au niveau. N’imposent-ils pas toujours leur manière de travailler ?

Les choses sont en train de changer. Longtemps, on a parlé d’une nouvelle race de DSI pour dire qu’il fallait des DSI au centre de l’entreprise pour la changer. C’est en train de changer sous l’influence d’innovations technologiques. Chez Dell, nous avons développé la "unified workplace". Avant, 80% du temps d’un DSI était utilisé pour la maintenance, le support… Aujourd’hui, on propose des solutions pour les libérer de ce temps-là. Ce temps récupéré peut servir à s’occuper vraiment de la transformation digitale. Un quart des entreprises utilisent une partie des fonds de la DSI pour assurer sa transformation numérique. Le DSI a une occasion de retrouver une légitimité forte, en accompagnant cette transformation et en agissant pour qu’elle se fasse en toute sécurité.

 

Comment embarquer toutes les générations dans ce mouvement, certaines étant plus à l’aise que d’autres ?

Ce n’est pas le plus simple, tant les habitudes et les besoins sont différents. Les X ont encore un fonctionnement très verticaux et se réfèrent à des documents. Pour se former, ils vont consulter un livre blanc. Les Y sont plus orientés vidéos/SMS : ils se forment en regardant des vidéos sur YouTube dans leur coin, sans rien demander à personne. Et les Z qui arrivent préfèrent les réseaux sociaux et veulent un manager qui ait un fort "learnership", c’est-à-dire capable de les accompagner dans leur montée en compétences. La transformation digitale doit aussi réussir à faire cohabiter et travailler ensemble tous ces gens très différents.

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