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Comment a été imaginée Eko, l’offre anti-Orange Bank du Crédit Agricole

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Moins d’une semaine après le lancement d’Orange Bank, le groupe Crédit Agricole présente sa nouvelle offre bancaire : Eko. Plus qu'une banque mobile, il s'agit pour le groupe d'une offre "omnicanale" qui s'inscrit dans sa stratégie 2020… Voici comment elle a été pensée et construite.

Comment a été imaginée Eko, l’offre anti-Orange Bank du Crédit Agricole
Comment a été imaginée Eko, l’offre anti-Orange Bank du Crédit Agricole © SMG

Comme annoncé courant octobre, le Groupe Crédit Agricole a présenté (et détaillé) officiellement à la presse sa nouvelle offre bancaire le 8 novembre 2017 : Eko. "Une carte, une appli, une agence, pour 2 euros par mois, point". L’accroche est claire. "Eko répond à trois idées", indique Véronique Faujour, directrice marketing et communication du Groupe Crédit Agricole. "C’est une offre accessible, sans barrière à l’entrée et ouverte à tous : le client peut avoir accès à l’essentiel de la banque (compte, carte et chéquier) pour 2 euros par mois. C’est une offre forfaitaire, sans surprise et sans découvert. Et c’est une offre ouverte : elle donne accès à tous les services sur mobile, sur la banque en ligne ou en agence".

 

Une ouverture de compte en 10 minutes

La souscription se veut simple et rapide. Dix minutes suffisent pour ouvrir un compte en ligne, aussi bien sur smartphone que sur ordinateur. Après vérification, le client reçoit ensuite une carte bancaire (Mastercard) à contrôle de solde. En cas de risque de découvert, l’utilisateur est alerté via SMS. Pas de frais de dépassement, donc, puisque celui-ci n’est pas possible. Toujours dans cette logique de maîtrise du budget, un "Pocket chéquier" de 5 chèques sur demande, pour éviter tout risque de dépasser son budget... Un moyen aussi de limiter les coûts pour la banque.

 

Tous les autres services proposés sont par ailleurs disponibles depuis les applications Ma Banque et Ma Carte. La localisation du compte est quant à elle au choix du client. Et si l’offre s’adresse avant tout à la génération des 18-30 ans, Véronique Faujour précise que l’offre n’a pas été pensée par rapport à l’âge mais à l’usage.

 

Une banque "omnicanale"

Face à la gratuité d’Orange Bank, le Crédit Agricole a une réponse toute faite : "Une offre de banque gratuite ou quasi gratuite, ça n’existe pas, insiste Véronique Faujour. On préfère proposer des offres forfaitaire". Et Philippe Brassac, directeur général de Crédit Agricole S.A., de renchérir : "Les nouvelles banques nous poussent à être plus clairs et à renouveler notre gamme. Nous pensons que c’est une offre imbattable, d’un point de vue de coût final".

 

Philippe Brassac fait ainsi la différence entre les "banques partielles" et les "banques all inclusive" : "Une banque mobile fait le choix de ne faire que l’agence par mobile". A l’inverse, la banque coopérative indique miser sur "l’omnicanalité", c’est-à-dire sur le mobile et la banque en ligne, mais aussi sur ses 7 000 agences et 48 000 conseillers comme point de contact et/ou de relais "physiques".

 

Eko, première brique d’innovation de la stratégie 2020

Plus qu'une réponse tactique face à Orange, selon le groupe, cette nouvelle offre bancaire du Crédit Agricole s’inscrit dans le cadre de sa stratégie 2020. Objectif : 500 000 nouveaux clients sur 5 ans. Eko en est une première brique. "C’est le début d’une saga et l’un des premiers fruits d’un processus d’innovation du groupe Crédit Agricole et des 39 caisses régionales", commente Raphaël Appert, Premier vice-président de la Fédération nationale du Crédit Agricole.

 

L’offre est partie d’une question récurrente des clients de 18-30 ans : "Comment j’arrive à maîtriser mon budget chaque mois sans être à découvert". "C’est une innovation car nous avons pensé Eko en co-création avec nos clients, en méthode agile et en digital Lab", insiste Véronique Faujour. 2000 clients ont ainsi participé à la construction de l’offre, en collaboration avec les pôles Parcours digitaux et CA Technologies & services. Les caisses des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Ile de France et Normandie ont été pilote, avec le soutien des Digital Labs.

 

Un projet lancé par 20 personnes en 13 mois

Au total, une vingtaine de personnes a travaillé au projet : "On a mis 13 mois pour lancer Eko, qui incluent la définition du produit, l’alignement politique…", précise Laurent Darmon, directeur Transformation, Digital et Innovation au sein du groupe, à L'Usine Digitale. Pour lancer cette offre, le Crédit Agicole s'est également appuyé sur des start-up, comme Quick Sign qui a travaillé sur la fluidité du parcours. "C'est la principale qui a été mise a constribution, puisque dans le cas d'Eko, c'est surtout un parcours d'intégration, derrière il ya toute la banque", commente Laurent Darmon.

 

Eko sera lancée dans les "prochains jours". La date précise n’a pas été dévoilée. Mais une chose est sûre, le Crédit Agricole réaffirme sa volonté de distinguer en tant que banque traditionnelle. L’avenir dira ce que les consommateurs privélégient… 

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