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Comment Finfrog, la plateforme mobile de microcrédits entre particuliers, développe son activité

Lancée en 2016, la fintech Finfrog - qui propose une plateforme mobile de microcrédits entre particuliers destinée aux freelances, salariés en CDD, intérimaires ou jeunes actifs -, a le vent en poupe. Elle compte déjà 20 000 clients à son actif et multiplie les partenariats avec des acteurs privés ou publics. Elle espère ainsi atteindre les 40 000 prêts fin 2019, pour un montant de 20 millions d’euros.

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Comment Finfrog, la plateforme mobile de microcrédits entre particuliers, développe son activité
Comment Finfrog, la plateforme mobile de microcrédits entre particuliers, développe son activité © Finfrog

Proposer une offre de crédit alternative pour couvrir les populations - freelances, salariés en CDD, intérimaires… - n'ayant pas accès au financement via le système classique. C’est sur ce segment que la fintech Fingrog, créée en 2016, s’est positionnée en lançant sa plateforme mobile de microcrédits entre particuliers. Trois ans après son lancement, la fintech, qui a entre-temps bénéficié du soutien de la Banque Publique d’Investissement et d’une levée de fonds de 500 000 euros, "rencontre un véritable succès", se réjouit Riadh Alimi, fondateur et CEO de la fintech.

 

Il faut dire que le marché s’avère considérable. "On compte aujourd'hui près de 5 millions de freelance en France", souligne le dirigeant. Parallèlement, 10 millions de Français se retrouvent chaque mois en situation de découvert bancaire, selon une étude menée par Panorabanques. Avec son offre rapide de prêt entre 200 et 600 euros, remboursables en deux ou trois mensualités, et disponible sous 48h, la start-up a déjà accompagné plus de 20 000 clients à ce jour. Elle a également élargi le nombre de prêteurs - des particuliers touchant un rendement annuel d’environ 2,5% - à deux-cent. Et espère atteindre les 40 000 prêts fin 2019, pour un montant de 20 millions d’euros.

 

Un partenariat avec Brigad, plateforme de mise en relation dans l’hôtellerie-restauration

Pour y parvenir, la fintech a notamment noué des partenariats. En décembre 2018, Finfrog s’est ainsi rapprochée de Brigad, un service spécialisé dont l’algorithme permet de mettre rapidement en relation entreprises et professionnels indépendants de l’hôtellerie-restauration pour des missions de quelques heures à quelques jours. Aujourd’hui, les services de Finfrog sont proposés - à tarif préférentiel - aux "brigaders" afin d’obtenir un financement simple et rapide de leurs projets du quotidien (achat de matériel professionnel, financement d’une formation…) mais aussi les aider dans leur gestion des imprévus (réparations automobiles, panne d’un appareil électroménager …). A ce jour, l’offre de Finfrog a déjà convaincu une centaine de "brigaders". "L’avantage d’un tel partenariat, pour nous, c’est que les personnes inscrites sur Brigad sont actives et donc le plus souvent solvables. Il y a d’autant moins de risque qu’il y a une activité soutenue dans les domaines de la restauration et de l’hôtellerie", explique Riadh Alimi.

 

Finfrog ne compte cependant pas restreindre son champ d’action à ce segment précis. "D’autres partenariats sont en cours. En général, on cible plutôt des entreprises qui emploient une population âgée de 23 à 30 ans, souvent des étudiants ou des jeunes diplômés. Quel que soit le secteur", détaille Riadh Alimi. "Dernièrement, ce sont des sociétés de transports qui nous ont contactés, détaille le dirigeant. De nombreux chauffeurs sont aujourd’hui des freelances qui pourraient être intéressés par notre mode de financement".

 

75% des clients de Finfrog en province

Outre les acteurs privés, la fintech a également noué "une série de partenariats avec des acteurs publics ou para-publics de microcrédit qui présentent des approches complémentaires", pointe Riadh Alimi. Depuis 2018, Finfrog collabore ainsi avec l’Adie, une association reconnue d’utilité publique qui aide des personnes éloignées du marché du travail et du système bancaire à créer leur entreprise grâce au microcrédit. Objectif : permettre au plus grand nombre de voir leur projet financé, en redirigeant systématiquement les demandes d’emprunt déposées auprès de l’une ou l’autre des parties vers la solution de microcrédit la plus adaptée à ses besoins. "Cette structure propose des prêts à plus longue échéance et sur des montants plus élevés (jusqu’à 10 000 euros). Elle bénéficie du soutien de la Caisse des dépôts, ce qui lui permet d’accepter plus facilement certains dossiers", explique Riadh Alimi.

 

Avec ses 120 antennes déployées partout en France, l’Adie représente un relais de choix pour la jeune start-up parisienne qui compte près de 75% de ses clients en province. L’équipe, d’une vingtaine de salariés actuellement, envisage d’ailleurs d’ouvrir des bureaux en régions pour gagner en visibilité.

 
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