Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Comment Generix a réussi sa transition vers le cloud

Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

Après une transformation douloureuse de sept ans vers le cloud, l’éditeur français de logiciels collaboratifs pour l’écosystème de commerce retrouve des couleurs. Avec la perspective d’un fort développement à l’international.

Comment Generix a réussi sa transition vers le cloud
Comment Generix a réussi sa transition vers le cloud © Pascal Guittet

Generix voit enfin le bout du tunnel. Sur son nouveau périmètre, l’éditeur français de logiciels de travail collaboratifs pour l’écosystème de commerce renoue avec la croissance, après plusieurs années de baisse consécutive. Sur le dernier exercice fiscal clos le 30 mars 2014, il affiche une progression de 2% de son chiffre d’affaires à 49,4 millions d’euros. Le bénéfice net s’établit à 4,3 millions d’euros, contre une perte de 100 000 euros sur l’exercice précédent.

Jean-Charles Deconninck, le président du directoire, se félicite de cette convalescence. "Nous venons d’achever notre transformation vers le cloud, qui nous a pris sept ans", lance-t-il. Generix a été précurseur dans cette évolution. Dès 2008, elle a entrepris de passer d’un modèle de vente de logiciels en licence à un modèle de vente de service en ligne sur abonnement (SaaS pour "software as a service"). Une transition menée dans la douleur, avec une baisse des revenus et des pertes sur plusieurs années.

Lourds et longs investissements

"Cette transformation a été d’autant plus difficile à mener que nous sommes une société cotée en bourse, confie le patron. Les marchés financiers ne comprenaient pas bien le sens de cette mutation. " La société a dû investir jusqu’à 20 % de son chiffre d’affaires dans l’adaptation de ses logiciels, la construction de son infrastructure cloud et la mise en place de sa plateforme de services en ligne. Sans compter le changement de compétences en interne et la refonte des fonctions commerciales et marketing. Elle a opté pour un cloud privé en propre hébergé chez TelecityGroup. Cette infrastructure représente un investissement de quelques millions d’euros. " Nous avons tenu à avoir la maîtrise de notre infrastructure pour éviter tous risques pour les clients, explique Jean-Charles Deconninck. Car nous opérons dans des applications métiers critiques."

Cette première expérience a donné de l’assurance à Generix, qui commence aujourd’hui à basculer son infrastructure sur du cloud privé fourni par IBM et du cloud public Azure de Microsoft. L’objectif étant d’accompagner l’extension de la couverture géographique et de passer d’un modèle financier d’investissement à un modèle de dépenses d’exploitation. Le but est également de bénéficier de l’avantage du paiement à l’usage du cloud public en ajustant la capacité d’infrastructure aux variations de besoins.

"Le cloud nous ouvre le monde entier"

L’entreprise regarde l’avenir avec optimisme. Le SaaS représente déjà les trois quarts de ses ventes de logiciels. Et si elle vend encore des licences, c’est que les anciens clients le demandent encore. " Grâce à notre transformation cloud, nous avons réussi à être également plus efficace sur le modèle de licence que nous l’étions auparavant ", note le président. Sur le dernier exercice, le carnet de commande des services SaaS a bondi de 120% à 8,8 millions d’euros, avec une durée d’engagement de 3 ans en moyenne. Le chiffre d’affaire récurrent approche les 60%. Le taux de résiliation des contrats SaaS reste faible : 4,3% sur le dernier exercice.

Pour conforter sa transformation, Generix a décidé de vendre en mai dernier son activité historique d’ERP, positionnée exclusivement sur l’ancien modèle de licence, pour 12,2 millions d’euros. L’heure est maintenant à l’expansion internationale. "Le cloud nous ouvre le monde entier", s’enthousiasme Jean-Charles Deconninck. Trois marchés sont dans son viseur : la Russie, la Chine et le Brésil. Les perspectives s’annoncent alléchantes. Si seulement 25% du chiffre d’affaires provient aujourd’hui de l’export, la moitié des contrats SaaS signés lors du dernier exercice est issue de l’international.

Ridha Loukil

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale