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Comment le projet Hi'Light développé avec Citelum (EDF) va booster la start-up toulousaine Kawantech

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Avec Hi'Light, la filiale d'EDF Citelum embarque les capteurs de présence développés par la start-up toulousaine Kawantech dans une solution globale d'éclairage public, intelligente et connectée. De quoi contribuer à faire décoller les activités de la start-up.

Comment le projet Hi'Light développé avec Citelum (EDF) va booster la start-up toulousaine Kawantech
Yves Le Henaff, président de Kawantech avec un luminaire équipé d'un boîtier Kara. © Kawantech

Le projet Hi'Light porte sur le développement d'une solution globale d'éclairage public, intelligente et connectée, qui vise à réaliser jusqu'à 70% d'économie d'énergie, grâce à un système qui permet de varier l'intensité de l'éclairage et la largeur du faisceau de lumière d'un lampadaire urbain, en fonction de la reconnaissance d'une activité humaine. Les lampadaires sont équipés d'un capteur de présence longue portée (environ 30 mètres), ultra précis, capable de différencier un piéton, une voiture, un chat... Le principe est simple : la puissance est maintenue entre 10 à 15% de ses capacités tant qu'aucun passage n'est détecté. Dans certaines rues peu passantes, cela peut représenter jusqu'à près de 80% du temps d'éclairage nocturne.

 

Un partenariat avec Citelum et avec Toulouse Métropole

La solution Hi'Light associe le dispositif Kara (capteur de présence monté au niveau du lampadaire) développé par la start-up toulousaine Kawantech et la plateforme de contrôle et de supervision de l'éclairage de Citelum, la filiale d'EDF spécialisée dans l'éclairage public. A la clef : le pilotage à distance de l'éclairage public, rue par rue, quartier par quartier, en fonction des choix d'éclairage de la ville, mais aussi un suivi en temps réel de la consommation énergétique et de l'activité urbaine. "Nous apportons aussi toute l'expertise que nous avons acquise dans l'optimisation de la puissance d'éclairage dans le cadre d'un travail de concertation conduit depuis plusieurs années en partenariat avec les services de la ville de Toulouse", précise Yves Le Henaff, fondateur et président de Kawantech.

 

Créée en 2011, la start-up bénéficie en effet du soutien de la ville de Toulouse qui lui a donné la possibilité de tester ses dispositifs en phases pilotes. Hi'Light devrait profiter à son tour de cet accompagnement. Sur les 520 lampadaires toulousains déjà équipés d'un boîtier Kara, une vingtaine viennent d'être connectés pour des premiers tests qui s'échelonneront sur plusieurs mois. L'ambition de Citelum est de commercialiser les nouvelles solutions connectées dès le second semestre 2018. Hi'Light sera proposé dans le cadre de grands projets de rénovation d'éclairage urbain. "Au-delà des économies d'énergie, cette nouvelle solution connectée ouvre aussi de nouvelles perspectives d'usages et de services", souligne Alain Ruinier, responsable de l'agence régionale Citelum, à Toulouse. Une application dédiée aux automobilistes à la recherche de place libre de stationnement serait déjà dans les tuyaux. D'autres axes de développement sont également prévus, en partenariat avec l'équipe "Lumière & Matière" du laboratoire Laplace (CNRS/INP/Université Paul Sabatier) à Toulouse. De quoi booster Kawantech et ses capteurs de présence.

 

10 000 lampadaires équipés d'ici fin 2018

Après plusieurs années de R&D, de phases pilotes et de procédures complexes d'homologation de ses produits, la start-up va enfin accélérer sur l'industrialisation et la commercialisation. Si elle a déjà à son actif un peu plus d'un millier de lampadaires publics équipés de ses boîtiers Kara dans plusieurs grandes villes de France, son objectif est de franchir le cap des 10 000 lampadaires équipés d'ici fin 2018. "Les solutions connectées devraient peser pour plus d'un tiers dans ces installations", prévoit Yves Le Henaff. La start-up, qui emploie actuellement 11 salariés, devrait réaliser un chiffre d'affaires de 300 000 euros en 2017. Elle table dorénavant sur plus d'un million d'euros pour 2018 et sur 3 millions d'euros à l'horizon 2019.

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