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Comment Lick devient peu à peu la vitrine des objets connectés français

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Le groupe Innov8, leader français de la distribution de produits télécoms et objets connectés, a lancé en 2014 la chaine de magasins spécialisés Lick. L'enseigne se donne pour mission de détecter les projets les plus prometteurs… pour mieux les aider à investir d'autres canaux de distribution. Avec cet objectif, Innov8 réunit tous les acteurs de la filière ce 18 juin à Saint-Denis pour son Connect Day.

Comment Lick devient peu à peu la vitrine des objets connectés français
Comment Lick devient peu à peu la vitrine des objets connectés français © Lick

Malgré un réseau de magasins encore modeste (17 dans toute la France, dont la moitié en région parisienne), l'enseigne Lick est en passe de devenir un partenaire privilégié des start-up françaises des objets connectés. D'ailleurs, c'est Lick que la French Tech a choisi pour mettre en œuvre la plate-forme Startup market, conçue pour booster les ventes des jeunes entreprises prometteuses du secteur, lancée ce 18 juin lors du Connect Day. Des grands groupes, comme Orange (via la toute nouvelle enseigne Mood) et la Fnac sont pourtant positionnés sur ce créneau plein d'avenir, et auraient pu porter cette initiative.

 

innov8, un interlocuteur pour les revendeurs et constructeurs

 

Il y a une explication à cela. Derrière Lick se cache un groupe nommé Innov8 (prononcez "Innovate"), le numéro 1 en France de la distribution de smartphones sans abonnement, d'accessoires et de produits connectés. Il a réalisé un chiffre d'affaires de 360 millions d'euros en 2014 et compte 340 salariés. Innov8 discute avec tous les revendeurs français (opérateurs télécoms, grande distribution alimentaire, grandes surfaces spécialisées, sites de e-commerce) et constructeurs (Samsung, LG, Microsoft, Huawei, Motorola, et même Apple, puisque Innov8 gère sa distribution en France depuis l'an dernier). Il est donc un acteur méconnu mais influent du secteur, qui dispose même d'un savoir-faire en matière de fabrication d'accessoires, grâce au rachat du groupe Ascendeo annoncé en avril dernier.

 

Lick est en quelque sorte la start-up interne du groupe, à en croire son fondateur et PDG Stéphane Bohbot. "C'est un investissement sur l'avenir, qui vise à accompagner la croissance du secteur", commente-t-il.  Comprenez : pas rentable à court terme, mais prometteuse. Innov8 vient d'ailleurs de boucler sa première levée de fonds de 24 millions d'euros et compte développer Lick en Europe, notamment en Espagne et au Portugal, mais aussi en France, par le biais de partenariats avec des magasins classiques (des pharmacies, magasins de bricolage ou d'horlogerie, par exemple où des corners "objets connectés" aux couleurs de la marque seront installés.

 

Lick, dénicheur de tendances

 

L'enseigne, premier "concept store des objets connectés au monde" pour son créateur, se veut à la fois "dénicheur de tendances" et "outil de démocratisation des objets connectés." "Lick est là pour accompagner les start-up du secteur qui souhaitent entrer sur le marché de la distribution grand public", résume Stéphane Bohbot. Avec une philosophie : qui va piano, va sano. "Il faut y aller étape par étape, juge-t-il. Le risque consisterait à lancer ces nouveaux objets dans des canaux de distribution trop grands pour eux, et à conclure trop vite à un échec sans avoir eu le temps de démontrer leur potentiel."

 

Lick permet aux start-up de tester leur projet à différents stade de développement. Des demo days sont organisés chaque semaine, dans son plus grand magasin, à La Défense (Paris), pour que des jeunes pousses reçoivent des retours de clients sur leurs prototypes. "Une façon de vérifier l'appétence du public, voir si le positionnement produit est pertinent, si le packaging est facilement compréhensible… des infos utiles pour finaliser le développement", détaille Stéphane Bohbot.

 

Quand la version finale du produit est prête, Lick s'engage à le lancer dans ses boutiques. Un test, là encore. "C'est d'abord une aide à l'amorçage, car nous leur passons souvent leur première commande. Si le succès est au rendez-vous, nos activités de distribution peuvent prendre le relais pour faire bénéficier les start-up d'un réseau de commercialisation plus large", explique le fondateur d'Innov8.

 

Lick veut accompagner 40 start-up françaises, du prototype au lancement commercial, en 2015. Son patron ne manque pas d'idées pour développer la filière : des partenariats avec des plates-formes de crowdfunding, pour encourager le financement de projets, seront annoncés à l'automne. Lick lancera aussi son propre site de vente en ligne avant l'été.

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