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Comment Mov'eo entend créer une Mobility Valley en France

Le pôle de compétitivité Mov'eo veut créer une Mobility Valley sur les régions Ile-de-France et Normandie. Le but est de réunir les acteurs des filières automobile et mobilité présents sur ce territoire afin de développer, tester et industrialiser de nouvelles solutions.
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Comment Mov'eo entend créer une Mobility Valley en France
A Rouen, des Zoé autonomes autonomes circulent dans le cadre d'une expérimentation menée par le Rouen Autonomous Lab. © Claire Garnier

Mov'eo, pôle de compétitivité implanté dans les régions Normandie et Ile-de-France, souhaite faire de ce territoire un leader européen de la mobilité. Marc Charlet, directeur général, dévoile mardi 26 mars 2019 la nouvelle stratégie 2019-2022 qui entend bâtir une "Mobility Valley" sur ce territoire.

 

Cette Mobility Valley doit réunir l'ensemble des acteurs de la filière automobile et mobilité afin "d'inventer, développer, expérimenter et industrialiser des solutions" pour relever trois défis qui bouleversent cette filière, affirme Marc Charlet. Ces défis sont la disruption technologique avec l'électrification et l'évolution du mix énergétique, la disruption numérique avec le développement des véhicules connectés, intelligents et autonomes, et la disruption sociétale avec l'utilisation d'offres de mobilité au détriment de la possession d'un véhicule.

 

Mov'eo veut accueillir encore plus de membres

"Cette Mobility Valley a tous les atouts pour être leader en Europe et attirer les talents et les compétences", affirme Marc Charlet. L'idée de ce pôle de compétitivité est notamment de montrer comment par l'innovation il est possible de trouver des solutions pour la mobilité du quotidien à travers l'auto-partage, le covoiturage, le MaaS (Mobility as a Service), les mobilités du dernier kilomètre, etc. Mais pour trouver ces solutions, "il ne faut plus travailler en silo", affirme le directeur général de Mov’eo dont le but est justement de casser les frontières entre les différents champs d'activité.

 

Sur cette période 2019-2022, le pôle de compétitivité s'est fixé sept objectifs stratégiques à commencer par la stimulation et l'amplification de son écosystème. Mov'eo regroupe déjà "plus de 350 membres", annonce Marc Charlet. Que ce soient des industriels et des grands groupes comme PSA, Renault et Faurecia, ou Bouygues Construction, JCDecaux et EDF. Mais aussi des PME et des start-up, des établissements de recherche et d'enseignement supérieur ou des collectivités. Prochainement, la RATP et la SNCF devraient venir rejoindre les rangs de ses membres. "Une des conditions pour être dans ce pôle est de conduire des activités de R&D sur ce territoire", précise Marc Charlet.

 

Apporter des solutions de mobilité aux territoires

Mov'eo veut continuer également à générer des projets d'innovation. Le but est de "mutualiser les compétences de nos membres à travers des projets collaboratifs", explique Marc Charlet. Troisièmement, le pôle de compétitivité veut booster la croissance des entreprises situées dans son écosystème. Un défi plutôt tourné vers les PME et les start-up. Mais surtout, sur cette période 2019-2022, l'un des objectifs essentiels est le déploiement durable en Europe et à l'international. Un objectif fixé par le gouvernement à l'ensemble des pôles de compétitivité.

 

Le pôle de compétitivité souhaite apporter des solutions de mobilité aux territoires. Les territoires étant des acteurs majeurs du pôle de compétitivité, Mov'eo veut "les accompagner et les aider à résoudre leurs problèmes de mobilité", explique Marc Charlet. Mov'eo veut les accompagner dans leur réflexion, l'expérimentation et l'implémentation de nouvelles mobilités en les mettant en relation avec les bons acteurs.

 

Comme Mov'eo regroupe de multiples industriels, le but est soutenir l'innovation et l'excellence industrielles. Le pôle souhaite identifier les nouvelles  tendances en termes de mobilité et permettre l'industrialisation des solutions en France. Marc Charlet prend le contre exemple de l'explosion actuelle des services de trottinettes en libre-service qu'ils font très majoritairement fabriquer en Chine. Enfin, Mov'eo veut éclairer l'évolution des compétences par l'innovation, c'est-à-dire mettre en lien les industriels avec le monde académique afin que les formations d'aujourd'hui correspondent aux besoins métiers de demain.

 

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