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Comment Orange veut faire de l'Euro 2016 sa vitrine technologique

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Depuis près de trois ans, Orange peaufine la connectivité de l’Euro 2016. Simulée dans un hangar immense durant un an, les kilomètres de fibre optique, le Wi-FI et la 4G sont désormais prêts à subir les assauts des supporters, des joueurs, des invités, de la presse, des techniciens...

Comment Orange veut faire de l'Euro 2016 sa vitrine technologique
Pierre-Louis de Guillebon, chef de projet Orange sur le partenariat technique avec l'UEFA pour l’Euro 2016. © Orange

Il est bien difficile de passer à côté de l’intérêt porté par Orange à l’Euro 2016. En particulier depuis qu’il a inscrit son nom pour dix ans au fronton du mythique et rénové stade vélodrome de Marseille. L’opérateur historique est l'un des sponsors globaux de la compétition et le maître d’œuvre de la connectivité durant la compétition.

 

 

Une simulation complète des stades dans un hangar

Retenu pour l’équipement de l’Euro mi-2013, Orange travaille d’arrache-pied depuis et a peaufiné lors de la dernière année son infrastructure avec un dispositif bien particulier. Histoire d’avoir le moins de travail de configuration et d’éviter au maximum les mauvaises surprises, une fois sur place. "Nous avons configuré les dix stades en usine, dans un immense hangar qui nous appartient, raconte ainsi Pierre-Louis de Guillebon, chef de projet sur le partenariat technique avec l'UEFA pour l’Euro 2016. Nous y avons fait livrer tous les équipements et nous les avons préconfigurés. Nous avons prédimensionné les câbles. Et nous avons procédé à une simulation de l’ensemble des stades. Puis, des camions 30 tonnes ont emporté le tout vers les sites."

 

Pour assurer la production du réseau sur le terrain, Orange a fait appel à près d’un millier de ses ingénieurs, volontaires. Pour chaque stade, deux responsables ont sélectionné 60 employés de l’opérateur. Des ingénieurs IP, des spécialistes de l’image ou du son, des spécialistes du câblage, etc., qui ont été tirés au sort par l’opérateur parmi des candidats volontaires.

 

Premier défi, la diffusion des images, cœur du business model de l’Euro. Pour gérer les gigantesques flux générés, Orange a relié chacun des dix stades avec le centre névralgique de gestion de la diffusion de l’UEFA (Union européenne des associations de football), l’IBC (International broadcasting center) avec un double réseau de fibre optique à 100 Gbps. Un stade pourra accueillir jusqu’à 36 caméras de 1 Gbps chacune pour certains matchs.

 

L’union sacrée du foot sur la 4G

Mais aujourd’hui, pas de compétition sportive sans connexion des supporters, de la presse, des invités... Et la réponse est dans la 4G mobile et dans le Wi-Fi. Orange a mené la danse sur l’équipement en 4G. Mais, évidemment, pas question de léser pour autant les abonnés de Bouygues Telecom, Free ou SFR. Contre-productif, ce serait. Le sport - et ses retombées économiques ! - a donc joué son rôle de pacificateur. Le quatuor d’opérateurs français a travaillé de concert. "Chaque opérateur a la charge de certains stades parmi les 10, précise Pierre-Louis de Guillebon. Il représente les trois autres pour la négociation de la redevance annuelle et il s’occupe de la pose des antennes. Les frais sont ensuite partagés. Nous sommes leaders sur 6 stades, SFR sur 3 et Bouygues Telecom sur un."

 

Free n’est leader sur aucun projet, mais est présent avec ses propres équipements dans 8 des 10 stades et passe par l’itinérance Orange pour les deux derniers. "Les stades ont multiplié par 10 ou 15 leur nombre d’antennes, insiste Pierre-Louis de Guillebon. Les usages restent surtout la navigation, l’échange de SMS et MMS, la publication sur réseau sociaux, un peu l’envoi de vidéo. On a observé l’usage de Periscope, à Bercy que nous avons aussi équipé. Mais pas encore de streaming, pour l’instant."

 

Orange a aussi équipé certains stades en Wi-Fi. Mais pour l’instant, seules les zones VIP ou réservées à la presse sont équipées. A l’exception du stade des Lumières de Lyon, partenaire de l’opérateur. Il y est maître d’œuvre pour la 4G et l’a entièrement couvert avec un Wi-Fi haute densité. De quoi tester de nouveaux services comme la livraison de nourriture et boissons à la place. Reste que, pour des raisons non détaillées, le Wi-Fi pour tous pourrait ne pas être activé pour l’Euro.

 

Proposer un parcours complet

Hors des stades, la compétition continue. Orange a aussi équipé les hôtels des équipes et les camps de base, où elles s’entraînent. Ainsi que les fan zones, lieux où les supporters pourront assister aux matchs sur écrans géants, mais aussi se nourrir, s’amuser, assister à des concerts. Sur la plus imposante, celle du champs de Mars à Paris, ils pourront être jusqu'à 120 000...

 

Pour Orange, l’Euro est une vitrine technologique, avec tous les atouts et les risques que cela implique. Mais c’est aussi un lieu d’expérimentation. "L’expérience de ce type de compétition doit devenir un parcours complet, insiste Thierry Bonhomme, directeur général adjoint de Orange business services. Cela commencera avec la réservation de la place de parking et son paiement avec le smartphone NFC, se poursuivra avec l’identification des amis qui sont aussi dans le stade, la livraison de nourriture à la place, la fabrication de son propre programme vidéo et le debrief photo a posteriori..."

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